Pourquoi est-il vital d’identifier le sens de sa vie après 50 ans ?

Que faire de sa destinée ? Comment trouver le sens de la vie après 50 ans ? Le but de notre existence a tout l’air d’une énigme que nous devons résoudre, chacune et personnellement, pour nous accomplir. Mais pour la déchiffrer, il faut déjà comprendre avec quel code secret elle a été écrite.

Le mot « sens » est ambigu, et quand on l’associe avec « vie », on peut se perdre dans des considérations vagues qui nous laissent sur notre faim. Le sens de la vie peut-il être tangible et atteignable ? Ou est-ce une vision poétique de l’existence destinée à illustrer notre quête perpétuelle d’un graal improbable ?

J’ai remarqué que ces questions déboulent à un moment ou un autre dans notre vie. Pour moi, c’était très clairement au moment où j’ai réalisé que oui, mon fils partirait un jour de la maison. Et que malgré mes autres activités, je devais retrouver une mission qui me passionne autant que celle de l’élever.

1- Le sens, un mot qui implique plusieurs choix

1- Les trois sens de “sens”

Il m’est plusieurs fois arrivé d’avoir une conversation sur le sens de la vie avec mes amies, et d’avoir la sensation d’aller nulle part. On a l’impression que personne ne parle vraiment de la même chose. C’est parce que le mot “sens” prête à confusion, ou plutôt est multi-dimensionnel.

Il me semble que l’on peut le cerner de trois façons distinctes :

  • Le sens, c’est la signification (ce que je comprends),
  • Le sens, c’est aussi la direction (vers où je vais),
  • Et enfin, le sens, c’est la sensation (ce que je ressens).

En d’autres termes, le sens de la vie représente la synthèse entre nos aspirations, nos choix et nos émotions. C’est un bon point de départ, si vous êtes comme moi, à vous interroger régulièrement sur votre place et votre mission dans l’univers.

2- Le sens de la vie après 50 ans constitue notre identité

Le sens décrit donc notre identité profonde, notre raison d’être, au croisement de notre personnalité, de notre expérience et de nos objectifs. Saisir toutes ces dimensions nous aide à déterminer ce qui fonctionne exactement pour nous.

Oui, les émotions en font pleinement partie : on expérimente le but de sa vie dans le quotidien, on ressent profondément si les petites choses que l’on réalise font partie d’un grand tout. Ne pas être en phase avec ses émotions, c’est forcément se sentir décentrée, pas à sa place, mal dans sa peau.

De même, nos choix passés nous ont permis de construire notre but, même si l’on ne s’en rend pas compte. C’est la raison pour laquelle le recul et les années d’expérience valident rétrospectivement ce qui nous convenait, ce que nous avons voulu être et ce que nous sommes devenues, alors que nous avancions à l’aveuglette.

2- On perçoit de mieux en mieux le sens de sa vie après 50 ans

1- Les personnes jeunes et âgées n’ont pas la même perspective

Jeune, on est heureuse en étant motivée pour le futur, par un idéal qui nous guide. Le sens de la vie, c’est droit devant. Les études sociologiques montrent que les jeunes parlent du bonheur avec excitation : l’avenir est devant eux. L’expérience de l’échec ou de la déception n’est pas aussi marquante que l’expérience de la nouveauté.

Les personnes plus âgées, elles, évoquent le soulagement d’être là et la paix intérieure qu’elles ressentent. Leurs espoirs changent et s’adaptent à la routine et à la réalité quotidienne : le bonheur se vit au présent, le sens de la vie se personnalise et se concrétise.

Les femmes d’environ 50 ans se trouvent dans une situation bien particulière : la ménopause signifie l’arrêt de la fonction biologique de reproduction. Nous vivons une métamorphose. Pour celles qui ont consacré leur énergie à leurs enfants, le sens de la vie change radicalement, et définitivement.

Cela m’a sauté aux yeux mille fois quand j’ai atteint cet âge-là. J’ai mis longtemps à prendre conscience que ce qui me manquerait le plus lorsque mon fils partirait, c’est de le guider. C’est ainsi que j’ai décider de me lancer dans l’aventure du blogging et du coaching : pour guider les autres.

2- Le temps et la maturité sont essentiels

Logiquement, la préoccupation de savoir si la vie a un but apparait tardivement. Identifier sa raison de vivre est davantage évoqué par les personnes qui ont déjà franchi plusieurs décennies. Il faut du temps pour cumuler les expériences, puis y mettre de l’ordre de façon à en dégager une tendance, une cohérence.

Si notre existence est vide ou stressante, si on est trop jeune ou immature, on ne pourra pas percevoir que tout n’est pas important, que tout n’est pas sur la même échelle, que tout n’a pas la même valeur.

Pour chacune d’entre nous, certaines valeurs comptent beaucoup plus que d’autres, et elles ne s’assemblent pas de la même façon que pour le reste du monde. On vit des expériences éminemment personnelles, on les hiérarchise de façon éminemment personnelle, et on s’appuie sur ce socle pour déterminer notre fondement, particulièrement après 50 ans.

3- Nos souffrances parlent de nous mieux que quiconque

1- Formuler ses blessures pour aller de l’avant

Comment savoir ce qui compte le plus ? Qu’est-ce qui nous galvanise ? Qu’est-ce qui nous fait lever le matin ? Imaginons que rien ne nous passionne, que la vie nous paraisse dure, terne, angoissante ou décevante. Est-ce parce qu’au fond elle n’a pas de sens pour nous, qu’on ne fera pas partie des heureux élus qui savent à quoi ils sont destinés ?

J’ai noté que plutôt que de se focaliser sur nos talents et nos aptitudes, identifier nos souffrances est une façon plus profonde et plus impactante de déterminer ce qui nous est vital. On souffre de ce qui nous importe fondamentalement et que l’on ne maitrise pas, d’où la douleur produite.

Faire ce qui nous est facile est certes motivant, mais on trouve un vrai sens à sa vie après 50 ans en accomplissant ce qui est difficile, et particulièrement en changeant de vie. En dépassant ses limites pour qu’elles deviennent des forces, en retournant les échecs en opportunités, les frustrations en occasions d’apprendre.

2- Comprendre autrui donne du sens à sa vie après 50 ans

Très souvent, ce sont des autres humains que nous viennent nos épreuves et nos humiliations, qui s’accumulent et nous immobilisent. Mais il est stimulant de réaliser que si ce sont les autres qui nous blessent, ce sont aussi eux qui nous apportent le bonheur. Tout dépend comment on choisit de s’y prendre.

Déjouer calmement les pièges de l’incompréhension et ne pas nous laisser envahir par les émotions négatives d’un autre sont les étapes nécessaires pour se sentir proche d’autrui. Si le sens de la vie est lié aux autres humains, alors il faut tout faire pour ne pas les juger, pratiquer activement l’empathie et exercer son intelligence émotionnelle.

Qui éveille la vie chez les autres contribue à donner un sens à la vie

Anselm Grün

4- Les autres constituent tour à tour notre enfer et notre paradis

Dépasser la différence et œuvrer ensemble, en interdépendance : beaucoup ont démontré qu’il s’agit de la clé de l’accomplissement et de la réalisation de soi. Être au service des autres offre une opportunité illimitée : on n’a plus à tourner autour de son propre nombril pour trouver son identité, mais à se tourner vers les autres pour les aider eux.

Les études montrent également que le travail apporte un véritable sens à la vie, celui d’être utile, d’avoir une place dans la société. Ne pas en avoir est vécu comme un rejet, c’est une source profonde d’insatisfaction. Ce n’est pas l’emploi en lui-même qui est significatif, bien entendu, mais la façon dont on sert les autres.

C’est ainsi que les mères de famille qui se consacrent à élever leurs enfants trouvent une raison d’être, mais elles la perdent en partie lorsqu’ils partent. Il est essentiel pour elles de rebondir à ce moment-là pour s’identifier à une autre cause et trouver un sens à leur vie après 50 ans.

5- L’accomplissement de soi et la santé sont intimement liés

On sait que le sens de la vie est plus puissant que le simple bien-être et nous maintient littéralement vivant, même s’il ne nous rend pas spécialement plus heureux. C’est ainsi qu’avoir un but dans sa vie augmente la santé mentale et physique et les capacités de résilience, et décroit les risques de dépression.

La solitude, le deuil ou la pauvreté affaiblissent notre corps, tandis que les relations sociales riches le renforcent. On est plus solide, au sens propre et figuré. Notons que la solitude est un véritable fléau au XXIème siècle, et que la combattre, notamment chez les personnes vieillissantes, doit être une priorité.

Ceux qui sont contentés de façon superficielle ou artificielle (par exemple en achetant des vêtements ou sous l’effet de l’alcool), mais qui n’ont pas trouvé leur raison d’être, sont sujets à davantage de problèmes de santé. C’est bien le sens de la vie qui nous tient en bonne santé, nous apprennent les chercheurs, et pas seulement le sentiment de satisfaction. 

6- Le grand secret est de donner plutôt que de prendre

1- Se sentir responsable est une motivation puissante

Dans les situations tragiques, celles où il est question de vie ou de mort, certains s’accrochent et s’en sortent tandis que d’autres plongent. Pourquoi cela ? La recherche scientifique s’est intéressée à cette situation, pour tenter de comprendre ce qui motivait les individus au plus profond d’eux-mêmes et les incitait à rester en vie coûte que coûte.

On a découvert que c’est le sens de la responsabilité qui joue ce rôle : le fait d’être en charge d’une personne, d’un enfant, d’une œuvre à achever et qui va servir les autres. Le bonheur ne vient pas de soi, il faut avoir une raison profonde qui nous guide.

2- Dévouement et altruisme au coeur du processus

Il est intéressant de s’attarder sur la distinction entre bien-être et sens de la vie. Elle est essentielle : mener une vie heureuse nous associe à un « preneur », une forme d’égocentrisme où l’on évite les problèmes. Tandis que mener une vie pleine de sens nous associe à un « donneur », où l’on résout les problèmes des autres. 

Les personnes qui sont heureuses ont de la joie à recevoir des autres, celles dont la vie a un sens ont de la joie à donner aux autres. 

Le bien-être donc est associé à une certaine passivité (qui est loin d’être inutile !) alors que le sens de la vie est associé à une recherche active. On monopolise ses forces pour servir quelque chose qui est plus large que soi. Par exemple pour élever ses enfants, d’où le sentiment de vide que l’on ressent lorsqu’ils quittent la maison. 

7- Le soin des autres constitue notre apport à la société

Les émotions positives sont ponctuelles et contribuent au bien-être, tout comme le fait de bien dormir, de faire du sport, de rire avec ses amis. Le sens de la vie, lui, n’opère pas dans le moment présent. Il perdure, il connecte le passé, le présent et l’avenir, il lie les étapes de notre vie les unes aux autres.

Les gens qui vivent dans le moment présent sont plus satisfaits, mais ceux qui se rattachent davantage au passé et à l’avenir ressentent davantage de cohésion.

Ils identifient le fil conducteur de leur existence. En se projetant sur un destin, ils ont une vision claire de leur rôle et de leurs responsabilités, dont ils ont souvent pris conscience à travers leurs souffrances.

Ils se sentent plus humains, car ils prennent soin des autres humains et contribuent volontairement à poursuivre la construction de la société. Je trouve cette perspective exaltante, elle m’a énormément aidé à définir ce que je voulais devenir pour le reste du cours de ma vie. J’espère qu’elle vous aidera aussi !

8- Trouver le sens de sa vie après 50 ans : le récapitulatif

  1. Formuler ses blessures, les reconnaitre pour pouvoir aller de l’avant,
  2. S’intéresser à autrui, sortir de ses préoccupations strictement personnelles,
  3. Se plonger dans le travail, rémunéré ou pas,
  4. Prendre des responsabilités, se sentir en charge de quelque chose ou de quelqu’un,
  5. Se concentrer sur sa santé en prenant soin de soi, pour pouvoir vivre sa vie sans s’inquiétez sans cesse.

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