Je suis Véronique Mokski, créatrice du blog Les Nouvelles Femmes, un site entièrement destiné aux femmes d’une cinquantaine d’années, qui ont élevé leurs enfants, veulent choisir leur vie et trouver une mission signifiante !

Les Nouvelles Femmes, ce sont les femmes qui profitent de la période la plus libre et la plus riche de toute leur vie : celle où leurs enfants vont partir, et où elles sont à leur plein potentiel pour donner leur meilleur d’elles-mêmes.

Ça a l’air évident comme ça, mais il m’a fallu un sacré bout de temps pour formuler cette phrase. En réalité, j’ai bataillé pour me refaire une identité, une image, à un moment précis de ma vie : au tournant de la cinquantaine, de la ménopause et des années au lycée de mon fils, avant son départ en université.

J’avais la sensation que c’était la fin d’une époque, d’une mission… mais je voyais bien qu’il me restait plusieurs décennies à remplir. Que faire ? Pourquoi ? Comment ? J’ai enfilé les interrogations en cascade. Et j’ai finalement trouvé une réponse.

Mais laissez-moi d’abord tout vous raconter depuis le départ…

Je suis née à la campagne, dans le Poitou. Après un parcours scolaire tumultueux (les problèmes d’orientation, ça n’est pas nouveau pour moi !), j’ai suivi des études en biologie puis en communication, et mené une carrière dans une agence de communication interprofessionnelle puis dans l’enseignement supérieur.

Cette vie classique à la française s’est interrompue quand je suis partie m’installer aux Etats-unis, d’où mon mari est originaire. C’est là que je suis passée à temps partiel comme free-lance, en rédaction et édition, tout en m’occupant de mon fils.

A Chicago, j’ai découvert d’autres façons d’organiser une vie de mère : toutes mes voisines avaient repris une activité autour de 50 ans, après avoir élevé leurs enfants. Cela m’a frappée… et cela m’a beaucoup plu.

Des années plus tard, on a déménagé en Allemagne, où je réside depuis. Est-ce l’âge, le changement de pays, de langue, l’atmosphère de reconstruction qui règne encore à Berlin ? Je suis entrée dans une période trouble d’interrogation et de questionnement sur mon avenir.

Je me suis aperçue que je n’étais pas la seule.

Et que quasiment toutes les femmes d’une cinquantaine d’années, ayant déjà vécu plus de la moitié de leur existence, se tourmentaient et se remettaient en question de façon marquée, parfois douloureuse.

La pré-ménopause et l’éloignement des enfants (réel ou symbolique) nous poussent à faire le bilan de nos accomplissements, et il n’est pas toujours à la hauteur de nos espérances. On peut avoir la sensation déstabilisante et pernicieuse de passer à coté de sa vie, même si notre entourage tente de nous prouver le contraire.

La folie, c’est de refaire la même chose en attendant un résultat différent

Albert Einstein

Celles qui sont séparées, celles qui n’en peuvent plus de travailler trop ou qui au contraire s’ennuient, celles qui se trouvent coincées géographiquement, celles qui cumulent les responsabilités professionnelles et privées, ou dont la santé se dégrade… se rongent les ongles en se demandant ce qui se passe, pourquoi elles ne le supportent plus. Pourquoi maintenant.

Le fait de ne pas gagner sa vie devient particulièrement dur à avaler pour les femmes au foyer. En élevant leurs enfants, elles ont fait une croix dessus pour la bonne cause. Mais maintenant qu’ils partent, le doute sur leur capacité à générer un revenu réapparait, d’autant plus qu’elles ont du mal à identifier ce qui fait leur valeur. Financière ou pas.

Mais paradoxalement, il me semble que celles qui sont les plus prêtes au changement sont les mères qui travaillent, qui se sont astreintes pendant des années à conjuguer vie de famille et vie professionnelle, et qui aspirent à enfin faire ce qu’elles veulent !

Cette question m’a tourmentée : comment transformer la frustration en créativité ?

Les femmes expatriées comme moi, ou qui déménagent souvent, ou qui vivent loin de tout, sont particulièrement sensibles à cette période-là. Il leur est plus difficile d’avoir accès à un réseau de soutien solide, adapté à leur cas précis. Trouver sa voie, se reconvertir et se donner une nouvelle fonction sont des étapes fondamentales pour elles.

Pour ma part, une fois installée ici à Berlin, je me suis fait coacher en désespoir de cause. Pour déterminer ce que je voulais vraiment, même si je continuais à travailler occasionnellement.

Puis je me suis formée, en rédaction web, en blogging et en web marketing… des techniques et stratégies conçues pour une population nettement plus jeune, qu’il a fallu que j’adapte à mes besoins.

J’ai passé un temps fou à potasser et à mettre tout ça au point. Finalement, j’ai appris le coaching : j’ai toujours été passionnée par les choix de vie, la remise en question, l’ajustement entre nos rêves et la réalité, la mise en mouvement. Pourquoi est-ce que certaines arrivent à changer leur vie et pas d’autres ?

J’ai plongé dans la vie des femmes qui vivaient la même chose que moi.

J’ai lu énormément, testé les théories et les méthodes, interrogé des dizaines de femmes. Enfin j’ai décidé de les guider, de vous guider, dans ce parcours épineux, mais exaltant. Car cette fois c’est bon : j’ai fini par digérer cette métamorphose et par m’épanouir sans frein, dans ma nouvelle mission de webentrepreure au service des femmes en reconversion, prêtes à construire leur destin !

Vous aussi, si vous en ressentez besoin, choisissez de changer de vie.

Devenez la femme vous voudriez être aujourd’hui, puis demain, tout simplement.

À très bientôt,

Véronique

C’est à votre tour de m’écrire ! Dites-moi ce qui vous préoccupe, les sujets qui vous intéressent, les outils qui vous manquent : veronique@lesnouvellesfemmes.com