Femmes au foyer : comprendre puis vaincre le syndrome de l’imposteur pour retravailler

Le syndrome de l’imposteur des femmes qui se remettent à travailler, c’est quoi au juste ? Et bien voilà : supposez que vous éleviez vos enfants et que vous rêviez un jour de retrouver un emploi rémunéré. C’est possible bien sûr, on est au 21ème siècle ! Mais il y a un hic : vous doutez de vous, de votre compétence, de votre légitimité. Vous entendez une voix à l’intérieur de vous-même qui vous intime de rester dans votre rôle. Qui vous répète que vous ne serez jamais une professionnelle, que votre décalage face à la réalité, votre infériorité, va sauter immédiatement aux yeux d’autrui.

La première fois que j’ai entendu mentionner l’expression “syndrome de l’imposteur”, c’était par Michelle Obama. Cette femme qui se percevait comme trop grande, trop noire et issue d’un milieu trop modeste, a pourtant fait de brillantes études, épousé le futur Président des Etats-Unis et servi de modèle à des millions de mères à travers le monde. Sans cesser d’être dévorée par le sentiment de ne pas être à sa place, de ne pas mériter cette position-là.

C’est cela, le syndrome de l’imposteur, un manque de confiance en soi paralysant, malgré des faits prouvant le contraire. Je l’ai subit de plein fouet quand j’ai voulu créer mon activité, mais j’ai appris à l’apprivoiser et à le combattre. Voici comment :

1- Comment se manifeste ce malaise ?

1- Le cumul d’émotions négatives

Les symptômes habituels du syndrome de l’imposteur sont à la fois marqués et nombreux : anxiété, peur de l’échec, perfectionnisme exacerbé et manque de confiance en soi. D’après les observateurs, deux personnes sur trois l’ont expérimenté au moins une fois au cours de leur carrière, non seulement des femmes, comme on peut s’y attendre, mais aussi des hommes.

Leur hantise, c’est d’être découvert : que les autres se rendent compte qu’ils sont des usurpateurs, qu’ils trompent leur monde. Cela les empêche d’avoir un quelconque sentiment de fierté ; au contraire, ils vivent dans la culpabilité. L’Américaine Lou Salomon, qui a créé un cabinet de conseil spécialisé sur ce sujet, le compare “à l’effet d’un ami qui dit du mal de vous dans votre dos”.

Le syndrome de l’imposteur consiste au fond à ne pas s’attribuer la responsabilité de son succès lorsqu’il résulte d’un vrai travail. C’est donc l’incapacité à comparer la qualité de ses efforts et la qualité de ses résultats. On attribue ces derniers à des facteurs de chance externes, de circonstances, sans intégrer la portée réelle de ce que l’on a pu réaliser.

2- La sensation d’être une intruse

Les femmes victimes du syndrome de l’imposteur se sentent à la fois incompétentes et usurpatrices : le doute permanent brouille la perception de la réalité telle qu’elle est vécue par les autres.

Il est intéressant de savoir que ce comportement est également nommé “syndrome de l’autodidacte”. C’est à dire d’une personne qui occupe une fonction sans en avoir les diplômes, qui a appris seule sans suivre les canons officiels du métier, et dont la société n’a pas validé officiellement les compétences. Ce qui renvoie à l’angoisse de savoir si elle a vraiment le droit d’exercer cette fonction… même si dans les faits elle possède les qualifications requises.

De plus, puisqu’elle est convaincue de ne pas produire de valeur, elle ne comprend pas que les autres puissent lui en attribuer et se persuade qu’elle ne mérite pas les rétributions habituelles : salaire, augmentation, honneurs divers, reconnaissance publique d’une manière générale.

Elle refuse de croire à la sincérité des compliments, en se demandant ce qu’ils cachent. Et bien sûr, elle n’entend que les voix critiques, qu’elle invente le plus souvent dans sa tête, et qui prennent la place de toutes les autres, auxquelles elle refuse de prêter attention.

3- Des angoisses qui se manifestent de multiples façons

Angoisses physiques 

  • Sensation de paralysie
  • Impression d’étouffement, blocage de la respiration
  • Ventre noué, envie de vomir
  • Suractivité : besoin de tout vérifier, voire de tout refaire

Angoisses sociales

  • Humilité emprisonnante
  • Timidité sociale, peur de côtoyer un milieu différent
  • Manque de connaissances : vocabulaire, pratiques, protagonistes

Angoisses intellectuelles 

  • Peur de ne pas être au niveau
  • Sensation de devoir toujours cumuler de l’information
  • Peur de ne pas saisir un concept global auquel on n’est pas familière
  • Hyper-conscience de son incompétence

Angoisses existentielles 

  • Peur de se projeter dans l’avenir
  • Peur d’être “découverte” de façon imminente
  • Nécessité d’être toujours à l’affut, sur le qui-vive

2- Qui est concerné par le syndrome de l’imposteur ?

1- Le poids de l’origine sociale et éducative

Qui est affecté ? Surtout ceux qui ont grandi dans un environnement plus dur que la normale, très exigeant, élitiste. Sous-estimés, considérés comme non sérieux ou incompétents, ils ne reçoivent jamais de compliments et ont l’impression qu’ils n’en font jamais assez. Qu’ils ne seront jamais à la hauteur.

D’autres sont issus d’un milieu isolé, moins privilégié socialement ou moins protecteur. Une personne qui change soudainement de classe sociale ou de statut professionnel, notamment car elle a obtenu un poste plus prestigieux, peut tout à coup perdre ses moyens et sentir un poids oppressant sur ses épaules, souvent perçu par son entourage.

Les étudiants en sont eux-aussi victimes. On a par exemple souvent relevé la difficulté éprouvée par ceux qui viennent des banlieues défavorisées de s’adapter aux filières hyper sélectives. Surtout dans les sciences humaines où la « culture générale » de la classe dominante leur fait défaut.

D’autres victimes de ce phénomène travaillent continuellement sous le feu des critiques, dans un métier public. Ce sont es artistes, les politiciens, tous ceux dont le travail se voit et qui sont plus facilement la cible des anonymes, en tous les cas de ceux qui ne sont pas dans la même position d’autorité.

2- Les femmes au foyer davantage à risque

Le syndrome de l’imposteur est typiquement associé aux femmes qui font carrière, ou à haut potentiel, pas à celles qui s’occupent du foyer. Pourtant ces dernières, lorsqu’elles décident de retravailler, sont particulièrement sensibles à cette forme d’auto-critique dénigrante.

Lorsqu’elles envisagent de retourner dans le monde du travail, elles sont dépourvues d’expérience professionnelle récente. Ayant perdu l’habitude de gagner de l’argent, elles sont sujettes à une impression d’illégitimité : ne pas être à leur place, ne pas être à la hauteur, ne pas mériter un salaire, ne pas être capable de générer une valeur financière.

Si cela vous arrivait, prenez conscience de vos compétences acquises lorsque vous étiez une mère à plein temps, et reposez-vous sur votre sens de l’autonomie et de la débrouillardise.

3- Pour retravailler, il faut penser sa valeur financière

Une femme au foyer qui reprend un emploi peut avoir peur d’être fatalement identifiée par les autres, s’imaginant qu’ils vont découvrir qu’elle a triché pour en arriver là – quitte à saboter ses résultats ou ses chances pour bien se prouver qu’elle avait raison. Ou alors elle peut être tentée d’en faire trop, de s’épuiser dans une activité pour prouver sa légitimité, sans doser l’effort réellement nécessaire pour aboutir.

Le risque est de ne pas se sentir assez crédible pour se positionner comme une professionnelle capable de récolter de l’argent. Elle a du mal à évaluer la valeur monétaire de ce qu’elle fait, car elle n’a pas été rémunérée en tant que mère au foyer (elle accepte implicitement que pour elle, travailler c’est du bénévolat).

Vendre ses compétences, services ou produits devient quelque chose de très difficile, puisqu’elle n’a pas l’habitude à mettre un prix en face de son travail : elle a intégré l’idée que son activité ne vaut rien sur le marché.

1- Une préparation adéquate est la clé du succès

S’occuper de sa famille a pourtant, chacun le sait, une vraie valeur, en termes de bien-être et de structuration de la société, et beaucoup plus encore. Mais c’est en quelque sorte… inestimable, sans prix. Autrement dit trop faible ou trop important, pas à la bonne échelle, pas monétisable, pas calibré pour être comparé à une autre activité rémunérable.

Les femmes qui veulent reprendre une activité après avoir élevé leurs enfants auront donc besoin de plus de préparation que les autres pour être sûres de ne pas se tromper.

Mais il s’agira surtout d’un autre type de préparation : émotionnelle et physique, pas seulement intellectuelle : pour combler ce qui leur manque, pour s’approprier pleinement leur nouveau métier. Par contre, une fois bien rodées, je suis persuadée qu’elle feront moins d’erreurs car elles utiliseront leur intuition et leurs expériences plus finement : elles retourneront leurs doutes à leur avantage. 

2- Surprise, hommes et femmes ne sont pas à la même enseigne

Lorsqu’on leur demande ce qu’ils feraient différemment s’ils devaient se lancer dans une activité ou une entreprise aujourd’hui, les hommes ont tendance à répondre ceci : “j’aurais dû le faire beaucoup plus tôt !”. Car ils apprennent surtout en faisant, en accumulant les erreurs puis en les corrigeant ; ils envisagent la méthode empirique comme un fonctionnement constructif. Et comme la culture d’entreprise leur est davantage indulgente (on y associe “masculin” et “expertise”), on leur passe plus facilement ces erreurs.

Par contre, j’ai peu entendu cela des femmes, qui sont persuadées que débuter avec un sentiment d’incompétence n’est pas une bonne stratégie du tout. “Vas-y, tu verras bien en apprenant sur le tas”, c’est un conseil qui leur fait peur. À tort ou à raison, elles se sentent hyper observées et jugées lorsqu’elles sont dans une situation de pouvoir. Elles remettent donc l’action à plus tard, le temps d’avoir absolument tout appris avant, ce qui est évidemment impossible.

Paradoxalement, ce perfectionnisme exacerbé, qui montre qu’elles ont un très fort désir de bien faire, est la preuve qu’elles vont réussir en mettant toutes les chances de leur côté. Il faut toujours une certaine exigence pour aboutir, dans une reconversion, ou ailleurs.

Par contre le stress ne doit pas se transformer en panique, sinon on risque le burn out avant même d’avoir franchi une seule étape. Et là on court vers l’abandon, donc l’échec et la mésestime de soi.

4- Concrètement, que devez-vous faire ?

1- Soyez utile à la société

Vous avez élevé vos enfants pour qu’ils soient autosuffisants et capables de réussir dans leurs choix de vie. Une fois qu’ils n’ont plus besoin de vous, vous pouvez faire la même chose pour d’autres, et en particulier pour les adultes.

Faites donc profiter la société de votre expérience ! Tout le monde n’a pas eu le loisir ni la chance d’observer finement le développement de la personnalité chez un enfant et sa transformation graduelle en un jeune adulte. Vous vous sentirez utile, ce qui vous donnera la force de continuer et de dépasser votre peur. 

En n’osant pas, en vous dévalorisant, vous privez les autres de votre vision et de votre savoir faire, et la société d’une occasion de progresser.

2- Visualisez-vous en tant que professionnelle

N’ayez pas peur de sortir de votre foyer, de travailler, puis d’être récompensée ou promue. Combattez vos pensées négatives : “je n’ai rien fait pour mériter ça, “ils” se trompent avec leurs compliments”, voire même, “ils ne le pensent pas vraiment et cherchent à me manipuler”. Quand cela vous arrive, interrogez-vous honnêtement : pourquoi est-ce que je pense cela ? D’où cela vient-il ?

Ne sabotez pas la confiance que les autres ont placée en vous, en dénigrant ou en minimisant votre travail. Si vous voulez que les autres acceptent vos résultats, il faut d’abord que vous les assumiez.

  • Concentrez-vous sur l’utilité de votre démarche plus que sur vos qualifications,
  • Passez plus de temps à penser à vos atouts qu’à vos manques,
  • Décomposez votre travail en mini-tâches, organisées entre elles par étapes, qui vous assureront un résultat automatique sans avoir à tout remettre en question, et donc à vous remettre en question,
  • Prenez chaque jour 1 heure de votre temps pour vous former.

3- Pratiquez ce programme anti-stress

Combattre le stress et augmenter son bien-être ne résolvent pas les difficultés, mais ils les aplanissent grandement. Cela vous permet de regarder les problèmes avec plus de recul, d’agir moins dans l’immédiateté et davantage dans le calme.

Utilisez au maximum ces techniques, toutes prouvées scientifiquement par de multiples études. Cumulées entre elles, répétées chaque jour, elle sont très efficaces :

  1. Bougez : saisissez toutes les occasions de mettre votre corps en mouvement – c’est en utilisant son corps qu’on l’entretient,
  2. Riez, plaisantez, avec votre entourage privé et professionnel,
  3. Respirez profondément, au contact de la nature,
  4. Visualisez les émotions négatives qui envahissent votre corps, puis laissez les calmement repartir,
  5. Mangez des produits frais, chez vous et ailleurs,
  6. Evadez-vous mentalement (lectures, pratique des arts, méditation…)
  7. Dormez abondamment,
  8. Soyez patiente et déterminée, mettez le temps de votre côté.

5- L’importance de se rapprocher de ses pairs

Dès que l’on parle de vie professionnelle, le modèle dominant est celui des hommes de moins de 40 ans. Une femme de 50 et plus qui s’engage de nouveau dans un emploi, salarié ou indépendant, a toutes les chances de se sentir à côté de la plaque, conséquence des stéréotypes sur les femmes au travail, même si ses compétences ne sont pas en question.

Il est donc fondamental de créer un groupe, une communauté de partage, de soutien et de progrès.

Cette démarche n’est pas aussi simple qu’elle n’y parait : puisqu’on se sent imposteur, on a tendance à éviter les autres, pour qu’ils ne voient pas nos carences. Il est indispensable de réaliser que la solitude et l’absence de communication nourrissent l’angoisse, alors que l’échange et la discussion la banalisent, et donc diminuent son importance.

1- Vous n’êtes pas la seule, toutes les minorités subissent ce syndrome

Dans une étude concernant les Afro-américains et les populations sous représentées, on a découvert que les maladies mentales chez les minorités résultaient davantage du syndrome de l’imposteur que des discriminations liées au racisme. Le sentiment d’être à part professionnellement est donc vécu comme un vrai handicap.

Les personnes interrogées avaient tendance à rejeter leur propre niveau d’expertise, de crédibilité et d’autorité. Elles doutaient d’elles-mêmes tout en cherchant la reconnaissance des autres. Quoi faire dans ce cas ? Réaliser que l’on apporte quelque chose de différent, et déterminer quoi exactement.

Posez-vous ces questions ;

  • en quoi suis-je différente des autres ?
  • en quoi mon expérience est-elle d’unique ?
  • en quoi est-ce utile dans l’activité que je pratique ?

2- Les autres ont besoin de vous, soyez un leader

En un sens, vous devez simplement poursuivre ce que vous savez déjà faire : oubliez vos tourments, concentrez-vous sur votre mission et faites de votre mieux. Vous y gagnerez en fierté et en reconnaissance de vous-même. Vous changez simplement de public : au lieu d’être avec votre famille, vous côtoyez des personnes extérieures.

Acceptez de jouer votre rôle de leader et de faire entendre votre voix, sinon la communauté professionnelle à laquelle vous appartenez ne bénéficiera pas de votre apport, d’une nouvelle opportunité de s’enrichir, de faire progresser le bien commun. J’insiste de nouveau là-dessus : en n’agissant pas, vous privez la société de votre expérience et de votre impact, aussi minimes semblent-ils à vos yeux.

  • Apprenez à vous mettre en avant et ne pas vous sentir comme une “outsider”,
  • Représentez les autres, à défaut de vous représenter vous-même,
  • Adoptez l’attitude d’un leader en travaillant sur votre style, votre look, votre posture,
  • Trouvez des collègues ayant vécu des expériences similaires, avec lesquelles vous pouvez partager votre sentiment d’insécurité.

3- Choisissez-vous un mentor pour avancer

Un mentor, c’est qui ? C’est quelqu’un qui est passé par le même parcours que vous, mais bien avant vous. Il a davantage de recul, il peut dire ce qui compte vraiment ou pas, il sait resituer vos problèmes à leur juste importance dans un contexte plus large. Un mentor identifie votre façon d’apprendre et sait mesurer vos progrès.

Car le manque de collègues ayant la même expérience augmente la sensation d’isolement et les effets du syndrome de l’imposteur des femmes : absence de références crédibles, d’un guide, d’un intermédiaire qui fasse le lien entre la position où l’on se voit et celle où l’on est.

Lorsque personne de votre entourage ne peut vous appuyer, partez à sa recherche ailleurs, au travers de réseaux que vous découvrirez sur Internet.

Un jour, imaginez que vous serez mentor vous-même. Savoir que quelqu’un a progressé grâce à vous est hautement gratifiant et valorisant. C’est un sentiment qui est au moins aussi fort que celui de se sentir déplacée et illégitime.

6- Eviter le syndrome de l’imposteur des femmes : le récapitulatif

  1. Sortez de votre zone de confort, identifiez les situations où vous êtes mal à l’aise, habituez-vous y progressivement,
  2. Entrainez-vous à être devant un public, expérimentez physiquement cette situation de plus en plus souvent,
  3. Recherchez le contact de ceux qui vous impressionnent pour les comprendre et pouvoir ensuite les imiter,
  4. Préparez-vous attentivement, mais pas maladivement, pour ne pas vous trouver au dépourvu,
  5. Adoptez une excellente hygiène de vie, 
  6. Dédoublez-vous et donnez plus de poids à votre voix intérieure indulgente, diminuez consciemment celui de votre voix critique.

Pour résoudre ce syndrome, vous devez avant tout apprendre à demander de l’aide quand vous en avez besoin. C’est une des qualités les plus importantes dans la vie, privée ou professionnelle, particulièrement utile quand on se sent en insécurité de façon permanente. Plus vous chercherez de l’aide tôt, plus vite vous vous allégerez de vos angoisses récurrentes.

Un dernier conseil pour lutter contre le syndrome de l’imposteur des femmes qui retravaillent : il s’agit du bon vieux réflexe d’écrire, de sortir les mots de sa tête pour les coucher sur le papier puis les contempler hors de soi. Ecrivez donc quotidiennement ce que vous ressentez dans les situations angoissantes, au plus petit détail près, Mais notez aussi tous les compliments que vous recevez, et arrangez-vous pour que la liste soit aussi longue. Ne posez pas votre crayon tant qu’elle ne l’est pas !

Et puis consignez tous vos résultats et appuyez-vous dessus, par exemple pour demander une augmentation. Enfin, pour vous donner du courage, regardez cette interview de Michelle Obama sur son expérience (vidéo en anglais).

ENVIE DE CHANGER à 50 ans et + ?

Inscrivez-vous à ma newsletter du dimanche, et bénéficiez de conseils uniques et efficaces !

Ces autres articles du blog vont vous intéresser

 

Et vous, comment vivez-vous le syndrome de l’imposteur des femmes ?

Dans quelles circonstances l’avez-vous déjà vécu ? Comment avez-vous fait pour vous en sortir ?

Partagez vos idées dans le commentaires pour que chacune d’entre nous puisse en bénéficier !


    4 replies to "Le syndrome de l’imposteur des femmes qui retravaillent"

    • Christine Bodineau

      Tellement vrai ! J’ai plusieurs fois réalisé prendre plaisir à converser avec des personnes très qualifiées dans leur domaine (linguiste chercheur, astronome), j’étais à la fois étonnée et ravie d’avoir ‘le niveau quand même’ d’un réel échange avec eux, de pouvoir leur répondre sans qu’ils ne s’ennuient et même mieux : leur répondre leur procurant de l’intérêt pour mes propos sans le chercher, tout simplement en étant moi au naturel. Et c’est vraiment ceci qu’il faut oser : quelqu’un nous intéresse ? Et bien, parlons-lui ! Que sa situation semble supérieure à la nôtre ou pas par des barrières irréelles de société et çà marche !

      • Véronique

        Excellente remarque. On peut même affirmer qu’être très pro dans un domaine ne prédit rien de particulier sur le reste de la personne, et certainement pas qu’elle soit arrogante. C’est nous, qui ne nous sentons pas si compétents, qui supposons qu’elle l’est. En tous les cas, ça me donne envie de faire un article sur le mentoring !

    • Sophie Dupiech

      Merci pour ces précieux conseils! On lit trop souvent des descriptions du syndrome de l’imposteur, amenant à la conclusion qu’il n’y a pas d’autre choix que de déléguer notre salut dans les mains des psychologues. L’alternative proposée ici consiste à trouver en nous-même les solutions, suscitant une occasion d’être fiéres de nous,. En fait c’ est de l’empowerment, nous permettant d’accroitre notre confiance en nous. Un chemin beaucoup plus difficile que les psychologues, mais ô combien plus gratifiant.

      • Véronique

        Merci Sophie ! Je n’ai pas essayé les psychologues, donc je ne sais pas si c’est plus difficile ou pas. Mais c’est très interessant, valorisant. Et étonnant, puisque l’on se rend compte que l’on peut faire beaucoup plus que ce que l’on s’imaginait. L’empowerment des femmes françaises après 50 ans, c’est presque une cause nationale.

Leave a Reply

Your email address will not be published.