Devenir entrepreneure quand le rôle de mère passe au second plan

Imaginez… Vous êtes au début de la cinquantaine et l’avenir semble fade. Vos amies et vous discutez désormais de la prochaine étape, une fois que votre mission de mère au foyer sera terminée… Vous avez élevé vos enfants et vous voudriez retravailler, mais surtout trouver votre voie et vous accomplir, prendre votre place dans la société.

Mais redevenir salariée ne vous tente pas : pourquoi vous mettre sous les ordres d’un autre alors que vous avez été votre propre chef pendant des années ? Non, ce qu’il vous faut, c’est monter votre propre activité, gagner de l’argent selon votre rythme, et pouvoir rester disponible pour votre famille.

C’est exactement ce qui m’est arrivé quand j’ai entamé cette reconversion et ce changement de vie. J’ai mis un moment à réaliser qu’au fond, je voulais avoir un statut d’indépendante pour pouvoir garder une liberté de temps et une liberté de déplacement. Vous aussi, apprenez à passer de femme au foyer à entrepreneure !

1- La fin d’un cycle de 40 ans

1- Un chamboulement vécu par toutes

Je crois que je n’ai jamais rencontré une femme d’une cinquantaine d’années qui n’ait pas évoqué le désir de changement majeur dans sa vie. On aspire à passer à quelque chose d’autre, sur le plan personnel et professionnel. La fin de la vie familiale quotidienne, avec ses enfants qui quittent le domicile, engendre des sentiments ambivalents :

  • L’inquiétude de savoir comment remplacer ce rôle de mère qui nous a occupé pendant des années et qui nous a tenu souvent à l’écart de la société publique,
  • Le soulagement de diminuer, voire de supprimer, la charge mentale qui nous a suivi à la trace, et de retrouver de la légèreté et de la liberté.

Notre rôle de mère a été décidément beaucoup plus chargé de sens que nous pensions. Ce vide existentiel qui se dessine concerne non seulement les femmes au foyer, mais celles qui travaillent et qui sont déjà très occupées. On sent comme un besoin de renouvellement, d’inspiration ; il nous faudrait une vraie coupure, un an de voyage à l’autre bout du monde pour passer cette étape.

2- Les vies successives des femmes

1- La métamorphose vécue autour de 50 ans

Nous avons guidé nos enfants vers leur avenir, et une fois partis, c’est nous qui nous retrouvons démunies. Au fond, la fin des règles signifie la fin d’une fonction que la nature nous a donnée à la naissance : on a terminé ce que notre prédisposition biologique nous poussait à faire.

La reproduction et l’éducation des enfants ne sont plus à l’ordre du jour, il faut tourner la page et passer à autre chose. C’est une vraie révolution intime, une métamorphose, comme n’en vivent que les mères.

On redevient une femme à part entière, et cette personne-là va se remettre dans le flux de la vie sociale et publique. Certaines sont fin prêtes, d’autres ne le sont pas. Ce qui est sûr, c’est qu’il est bien trop tôt pour sauter directement à un rôle d’assistante auprès de ses vieux parents, puis à celui de grand-mère, comme on le faisait les siècles précédents.

Aujourd’hui, la maturité, entre 50 et 70 ans, est une étape à part entière, où l’on possède tous ses moyens physiques et intellectuels, que l’on a intérêt à exploiter à son avantage.

2- Progresser encore pendant 10, 20 ans ou plus

Songeons que notre espérance de vie approche des 90 ans : on ne va pas se tourner les pouces pendant 40 ans, et encore moins se contenter d’une activité sans but et sans âme ! D’autant plus que nos allocations retraite sont au plus bas et qu’il faut sérieusement penser à les renflouer. Donc on dispose de plus temps et on a besoin d’argent pour :

  • se prouver que l’on est capable de générer un revenu,
  • sécuriser financièrement les décennies à venir, puis la retraite,
  • démontrer que l’on a quelque chose de vraiment valable à offrir,
  • donner le meilleur de soi-même, pour ne rien regretter plus tard,
  • répondre aux besoins de la société et participer à l’œuvre collective
  • se mettre au service d’autrui

Puis on se souvient de nos études, de nos premiers boulots, de notre “carrière” menée auprès de notre famille, et on réalise petit à petit que ce chemin ne demande qu’à se poursuivre.

La vie ne s’arrête pas à 50 ou 55 ans, c’est au contraire là que l’on prend la mesure de tout ce que l’on a appris, de toutes les expériences que l’on a accumulées… et de tout ce que l’on pourrait encore faire. C’est certain, on peut encore progresser.

2- De femme au foyer à entrepreneure après 50 ans

1- Désir et hésitation se combattent

Bientôt remonte un désir que l’on a camouflé plus ou moins en se consacrant à sa famille, seule ou en combinaison avec un travail rémunéré : celui de trouver sa voie, de se lancer dans ce que l’on aurait voulu faire plus jeune, ou encore de reprendre une activité antérieure pour laquelle on a été dûment formée.

“Chercher un boulot”: est-ce que ça vaut le coup ? Est-ce que les contraintes de la vie salariale vont nous convenir ? Est-ce que l’argent perçu est un incitatif suffisant pour se remettre dans un cadre strict ? Est-ce qu’on a une chance de trouver quelque chose, à 50 ans ou plus, dans un marché du travail vacillant, très codé, et alors que l’on se débat avec son propre syndrome de l’imposteur ?

2- Ne plus penser salariat, mais entrepreneuriat

Le fait est que retourner dans le monde salarié, c’est se plier en quatre pour s’insérer dans un moule qui n’a pas été conçu pour nous. Mais c’est aussi retrouver un boss et des collègues, en espérant qu’ils soient sympas. Bien sûr, il y a des avantages : avoir des vacances, un salaire et peut-être un treizième mois, des responsabilités si l’on démontre que l’on peut les tenir, une occupation signifiante, un cadre sécurisant, une mission concrète.

Mais réfléchissons un moment. On a élevé notre famille, on a géré le domicile, on a été indépendante et autonome. On a aussi pratiqué de multiples activités qui sont autant de compétences dont seules les mères au foyer déteignent le secret. On a défié l’air du temps en décidant qu’en fait de carrière, on s’occuperait de sa famille.

En un mot, on a été stratégique, on a fait preuve d’esprit d’entreprise. Pourquoi ne pas poursuivre sur ce chemin, puisque c’est celui que l’on connait ? Et si l’on pensait à passer de femme au foyer à entrepreneure ?

Le meilleur moyen de prévoir le futur, c’est de le créer

Peter Drucker

Vous êtes décidée à vous lancer ? Consultez ce dossier sur les aides du Ministère de l’Economie pour encourager les femmes entrepreneures. Et suivez les démarches nécessaires pour créer votre auto-entreprise.

3- L’esprit d’entreprise, c’est quoi ?

Entreprendre, c’est un tempérament. C’est aller de l’avant et prendre les choses en main. Etre maitre de son temps, de son activité. Générer ses propres revenus en fonction de sa capacité de travail et de ses talents. Braver l’inconnu, exploiter sa créativité, corriger ses erreurs.

Etre capable de déterminer des objectifs, de faire un plan pour les atteindre, d’avoir confiance en soi. Se former, gérer l’administratif, trouver les clients. Et les convaincre de travailler avec nous.

Tout ça, les mères de famille peuvent le faire. Ou plutôt, elles savent le faire. Ce qui m’épate le plus chez celles qui ont élevé leurs enfants, en plus d’avoir assumé un choix de vie à l’encontre de la majorité, c’est la capacité de s’organiser de façon souveraine et méthodique.

A l’inverse de beaucoup de celles qui mènent une carrière tout en ayant leurs enfants à la maison, elles paraissent remarquablement sereines, car elles ont mis le temps de leur côté pour anticiper et régler les aléas de la vie.

1- Identifier des problèmes, créer des solutions

Apprendre à régler les problèmes dans le calme, et non pas dans la panique, c’est une des principales qualités des entrepreneures. On ne construit rien de solide si on est continuellement stressée, on aboutit seulement à des résultats bâclés. Les femmes au foyer savent que si l’on veut faire quelque chose de qualitatif, il faut y consacrer du temps, et donc diminuer ou supprimer ce qui a un moindre impact.

Réussir, c’est très souvent choisir lucidement ce qui est faisable de ce qui n’est pas faisable. Hiérarchiser l’importance des actes. Ce pouvoir de faire des choix, de dire “non” aux sollicitations que l’on ne peut pas tenir, d’éliminer ce qui est inutile, de maitriser sa charge de travail tout en développant des projets, d’identifier les difficultés et de mettre en oeuvre des solutions, c’est l’essence de l’indépendance et du succès.

C’est exactement comme cela qu’une femme au foyer devient entrepreneure.

2- Créer une micro-entreprise

Enfin, créer une auto-entreprise est une procédure facile à mener, qui permet de résider à l’étranger tout en étant déclarée en France (à vérifier toutefois selon votre lieu de vie). Après 50 ans, c’est la démarche idéale pour ne pas se compliquer la vie : tout le monde n’a pas l’ambition ni le besoin de monter une startup et de conquérir les marchés internationaux. Le principal challenge est de trouver votre niche et de proposer un produit ou un service unique.

Chercher un marché lucratif, où les clients ont la capacité d’acheter votre produit ou service, constitue la base du commerce. Ce que vous proposez doit être perçu comme qualitatif et doit permettre au client de résoudre un problème précis. Vous avez intérêt à passer du temps à travailler sur ce positionnement, c’est souvent lui qui vous permettra de vous distinguer et de réussir sur le long terme.

J’ai écrit un article spécial sur les métiers du web accessibles pour les femmes qui veulent travailler à domicile, je ne reviens donc pas dessus ici. mais vous pouvez aussi vous lancer dans une activité artistique, comme on le voit maintenant :

3- S’épanouir dans une activité artistique

1- Une grande pratique derrière vous

Les femmes au foyer qui montent leur entreprise le font assez souvent dans une activité créative. Fabriquer des vêtements, des bijoux ou de la vaisselle en poterie, exposer et vendre ses peintures ou ses photographies, monter un groupe de musique deviennent beaucoup plus que des hobbies.

Côtoyer nos enfants pendant longtemps a libéré notre fibre créatrice, et nous a obligées à faire beaucoup d’activités manuelles. Il est d’ailleurs prouvé scientifiquement que travailler avec ses doigts et ses mains détend énormément l’esprit et libère du stress. Nous utilisons spontanément cette technique avec les enfants lorsqu’ils s’ennuient ou qu’ils sont énervés, mais nous perdons souvent cette faculté nous-même quand on devient adulte.

Mais vous, vous avez peut-être exploité ce goût pour la fabrication tangible d’un objet artisanal ou artistique et vous avez bien vu que vous adoriez ça. Et que votre entourage appréciait vos oeuvres. Voilà un métier tout trouvé, qui ne vous ennuiera jamais.

Vous savez qu’il faudra travailler des mois ou des années avant de vraiment en vivre, tout en misant énormément sur la promotion. Mais vous êtes prête à tout.

2- Une activité très satisfaisante mais en décalé

Gagner sa vie en s’exprimant artistiquement tout en se détendant l’esprit, c’est le summum de l’entrepreneuriat ! Il faut être patient, se démarquer de la concurrence et s’appuyer sur un large réseau pour écouler ses produits ou ses talents.

Un bémol : les périodes des fêtes et des vacances étant les plus occupées (ce sont celles où les gens dépensent le plus aisément leur argent), vous devrez vous arranger pour que votre emploi du temps soit compatible avec votre vie privée.

Au début, démarchez ces lieux de vente pour vous faire connaitre. Pour passer de femme au foyer à entrepreneure, vous aurez à vous appuyer sur les réseaux et communautés liés à l’activité que vous montez ainsi qu’à ceux de votre pays/langue d’origine, dont :

  • écoles (fêtes diverses)
  • associations, comités d’accueil,
  • ambassades et consulats,
  • grands hôtels et restaurants,
  • grandes entreprises (comité d’entreprise, groupements d’expatriés)
  • et bien sûr online

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