Vous vous êtes préparée pour l’arrivée du premier ? Faites-le aussi pour le départ du dernier

On l’anticipe, on le redoute, on en parle à tout le monde ou au contraire, on ne partage son secret qu’avec son chéri… L’arrivée du premier enfant est une date marquante dans une vie de femme, celle où elle devient mère. 

Il y a une autre date dont on parle beaucoup moins, mais qui nous définit tout autant : c’est celle où votre petit dernier part. Il va vers son avenir, quelque chose de nouveau commence pour lui. Et une nouvelle porte, quelque part, doit s’ouvrir pour vous.

Vous repartez à l’aventure, vers une nouvelle étape de votre vie, qui va durer elle aussi une vingtaine d’années, avant la suivante. Y avez-vous vraiment pensé ? Êtes-vous prête pour ce nouveau passage ?

Marquez la séparation aide : transformer son logement, qui a été le coeur de la vie familiale, ou d’une façon ou d’une autre modifier son quotidien dans la sphère privée. Vous pouvez aussi repartir de plus belle sur le plan professionnel ou au contraire, changer de voie.

Et bien sûr, pensez à vous, à l’affection qui vous manque peut-être, à ce que vous voudriez devenir désormais.

1- L’arrivée du premier bébé, un sacré moment

1- De la première naissance

Après 9 mois d’anticipation, il arrive. Votre premier bébé. S’ensuit un chamboulement incroyable de la vie, où il faut faire de la place pour une troisième personne. Ça prend un moment, physiquement, émotionnellement, mentalement.

C’est le début de cette vingtaine d’années où l’on va penser aux enfants en priorité. Toute cette vie que l’on organise autour d’eux, même si l’on bosse dix heures par jour. Ils sont tellement réels, tellement présents, tellement envahissants. 

Ils nous empêchent même de penser. Et pourtant il y a tant à anticiper ! On se prend à regretter de ne pas avoir affuté tous nos repères à l’avance, ce qui est évidemment impossible. On se rattrape comme on peut pendant les crises que l’on traverse forcément. Mais quel boulot de relativiser. 

2- … Au dernier départ

Pensez à comment vous, vous avez changé

Une vingtaine d’années plus tard, vous y voilà. Retour à la case départ. Vous vous retrouvez seule. Parfois votre conjoint a changé (vous ne vivez plus avec le père de vos enfants), parfois vous n’avez plus de conjoint du tout.

Vous avez autant grandi que vos enfants, symboliquement bien sûr. Ils vous ont poussé à changer, à vous adapter, à vous révéler à vous-même, et parfois cela s’est fait dans la douleur.

Pourquoi seraient-ils les seuls à mûrir ? La relation parent-enfant, comme toutes les autres, est une relation de réciprocité : ils vous apportent autant que vous le faites. Souvent, il ne s’agit pas de ce que vous attendiez… d’ailleurs vous ne leur avez pas forcément donné ce qu’ils voulaient.

Faites cet exercice concret

Prenez un cahier et écrivez votre histoire en tant que mère. Qu’avez-vous voulu faire ? Qu’avez-vous réussi, raté ? Comment vos relations ont-elles évolué ? Rétrospectivement, comment se sont passées les naissances, puis le fait de quitter le nid familial ?

Et puis, que voulez-vous désormais, alors qu’ils sont grands et que vous n’avez plus la gestion quotidienne à vous préoccuper ?

2- Un quart de siècle avec eux

1- Arrivée, départ : deux transitions remarquables

Les enfants arrivent un peu au hasard. On les a voulus, le plus souvent, mais on ne sait pas à quel moment exactement ils vont débarquer, comment ils vont être. C’est pareil quand ils sont grands : on ne sait pas vraiment quand ils vont mettre les bouts. Incertitude, inquiétude, excitation, piétinement.

En réalité, la période qui va de la décision d’avoir un bébé jusqu’à la naissance, puis celle qui va de l’idée de son départ au déménagement lui-même, sont aussi dérangeantes qu’utiles. 

Ces transitions sont remplies de frénésie, alors que l’on voudrait être zen. Elles nous plongent dans le doute, alors qu’elles pourraient nous consolider. Mais ce qu’elles nous apportent surtout, c’est de nous recaler dans notre trajectoire. De nous imposer d’avoir confiance sur le long terme, tandis que l’on flotte entre deux états – celui où l’on est une femme, celui où l’on est une mère.

2- Et les hormones s’y mettent aussi

A la naissance

A la naissance, le bouleversement hormonal peut-être aussi perturbant que le bébé lui-même. Il pleure, et nous aussi. Le baby blues nous envahit lors de la chute de la progestérone après l’accouchement. Ou carrément la dépression post-partum. Mais parfois, pour d’autres naissances, il ne se passe rien.

A la séparation

Les larmes peuvent aussi nous monter aux yeux, celles qui sont provoquées par la ménopause. Cette fois, il s’agit d’une carence en œstrogènes. La période mouvement de la ménopause dure des mois, et souvent elle coïncide avec le départ du dernier enfant.

3- Quitter le nid familial, une phase à préparer soigneusement

1- Du côté des enfants

Au moins 3 mois pour s’habituer

Partent-ils soulagés (enfin !) ? Tristes ? Ou en colère ? J’ai travaillé dans l’enseignement supérieur et eu souvent l’occasion de voir comment les jeunes s’intégraient (ou pas) lorsqu’ils quittaient leur famille. En France, la tendance est de focaliser beaucoup sur les études, et de moins préparer la séparation, puisque souvent les jeunes reviennent chez leurs parents le weekend.

Mais ça n’est pas le cas partout. En Amérique du Nord, le Bachelor se prépare en 4 ans et non pas 3, car la première année sert essentiellement à se découvrir, à construire un réseau d’amis, à s’habituer à vivre seul. On y étudie un peu, on s’y intègre beaucoup.

En tous les cas, en France, vos enfants mettront au moins 3 mois à trouver une réelle autonomie, au moins jusqu’aux vacances de Noël. Soyez attentive mais ayez confiance en eux. Et surtout, ne les laissez pas abandonner avant cette période d’essai.

Vous devez prendre en compte la transition

Oui, il vous a fallu neuf mois pour vous habituer à l’arrivée d’un bébé. Il vous faudra peut-être la même période pour retrouver un autre rythme à leur départ. Mais surtout, ce temps là leur sera nécessaire à eux-aussi, même s’ils ne se l’avouent pas. Si vos relations avec eux sont mauvaises, il est possible qu’ils ne soient pas très sûrs d’eux pour pouvoir en construire d’autres.

Commencer un nouveau travail, partir étudier, c’est toujours deux choses concomitantes : une nouvelle activité ET un nouveau foyer. Il faut apprendre ces deux aspects de la vie, et c’est stressant, même si cela peut aussi être exaltant.

2- Du côté des parents

Vous pouvez souffrir de la séparation

Le syndrome du nid vide peut vous accabler. Tout dépend de l’investissement émotionnel que vous avez mis dans votre famille. Si la dépression guette, faites-vous suivre par un médecin. La dépression se traite bien, à condition de dépasser ce sentiment de spirale vers le bas en faisant l’effort de consulter. Ou de suivre un coaching pour envisager votre nouvelle vie, surtout si l’ancienne vous a laissée amère, déçue, et que vous avez envie de rebondir après un échec familial.

Vous avez probablement été des dizaines de fois chez le médecin pour soigner une grippe ou un bras cassé. Vous saviez bien que cela se répare, à condition de voir un spécialiste. C’est la même chose avec la dépression. N’ayez ni honte, ni gène, ni peur : seules celles qui ne consultent pas ne pourront pas guérir et entretiendront leur douleur.

Attention, les antidépresseurs aident… si on agit en parallèle pour s’en sortir. L’activité physique, la méditation et la consommation de légumes sont des remèdes naturels très efficaces

Vous pouvez aussi vous réjouir de cette séparation

C’est notamment le cas des mères plus âgées, qui ont eu leur enfants une fois la trentaine bien entamée, voire au tournant de la quarantaine. Et qui sentent la fatigue, voire l’épuisement, pointer lorsqu’elles approchent des 55 ou 60 ans. Elles ont beaucoup donné, elles ont souvent jonglé avec une vie professionnelle prenante, et là, elles n’en peuvent plus.

Et c’est aussi le cas lorsque les relations sont conflictuelles. Vous n’arrivez plus à parler normalement ? Vous sentez un gouffre d’incompréhension entre lui/elle et vous ? Alors éloignez-vous. Mais n’abandonnez pas la relation ! Il est fondamental que votre fille ou votre fils fasse appel à vous si elle/il est dans la détresse.

La séparation, oui, l’abandon, non !

4- La vie s’ouvre pour les 20 prochaines années

1- Accepter de poursuivre seule

Le départ du petit dernier nous rappelle la nécessité d’avoir un objectif de vie qui dépasse nos enfants. Qui parle de notre place dans la société d’une façon plus générale. C’est assez intimidant. 

Et puis elle marque aussi la moitié de notre existence. Et notre corps change. Et on va se retrouver en permanence en tête à tête avec notre conjoint (si on en a un). Tout ça, oui, c’est un sacré bouleversement. 

On n’a pas vraiment l’habitude de mettre des mots dessus, et pourtant je vous assure : cette sensation d’instabilité ne se résout pas toujours en perdant ces 6 kg en trop, en s’inscrivant au tai-chi ou en fonçant vers cette promotion tant attendue dans votre job. 

Vous voudriez reprendre le fil comme si vous n’aviez eu d’enfant ? Mais non, vous avez aussi enfanté de vous-même. Vous êtes devenue une double personne, et ce sont vos « petits-grandissants » qui vous ont fabriquée. Vous les poussez vers leur vie, et ils vous poussent vers la vôtre.

Ils vous quittent en vous implorant… de poursuivre, sans eux.

2- Pensez à votre nouvelle identité

Maintenant il faut rassembler vos esprits, vos forces, et repenser à vous, à votre identité. Pas si facile. 

Accompagner un enfant, de bébé à adulte, est aussi épuisant qu’essentiel, aussi valorisant qu’emprisonnant. Vous avez été dans l’action continuellement pendant ces deux ou trois décennies, et désormais vous arrivez à un tournant où le rythme change fondamentalement. 

C’est le moment de vous poser ces drôles de questions existentielles. Demandez-vous… pour qui au fond vous voulez vivre. 

Qui pouvez-vous désormais encourager à grandir ? Voulez-vous le faire directement, par la relation ? Ou via un service que vous proposez, un objet que vous fabriquez, une recherche que vous menez, les mots que vous écrivez ?

Attardez-vous sur ce qui. Il vous emmènera vers votre nouvelle mission, celle d’après les enfants. Du premier au dernier.

6- Quitter le nid familial, côté parent : le récapitulatif

  1. Préparez-vous, comme vous avez préparé la naissance
  2. Marquez la transition par un voyage, un changement
  3. Soyez consciente des bouleversement hormonaux de la ménopause
  4. Transformez l’ancien nid familial
  5. Reprenez la main sur votre corps
  6. Donnez-vous de nouveaux objectifs de vie

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