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Les Nouvelles Femmes

Lettre du dimanche · 4 septembre 2022

Mais pourquoi veut-on maigrir ?

C’est reparti pour la saison du jeûne hydrique. J’ai suivi mon premier au tout début de la pandémie, hiver 2020. Car je me sentais mal dans mon assiette, nauséeuse. Et j’avais pris soudainement plein de kilos dans le sillage de la ménopause, de la grisaille berlinoise et du confinement qui s’annonçait.  Bref, je n’étais pas au mieux de ma forme.

Une amie m’a parlé de cette technique en vogue en Allemagne – je me souviens encore de notre discussion, debout dans ma cuisine, un samedi matin. Je suis du genre à aimer les solutions radicales, originales, contre-intuitives. Donc ça m’a plu. Deux jours après, hop, je me lançais ! Ça a duré 15 jours entiers. Et ça m’a drôlement réussi (retrouvez mon article écrit à l’époque ici, j’y décrit tout le processus que j’ai suivi).

Aujourd’hui, je reviens sur cette aventure. Oui, je la répète désormais deux fois par an, au printemps et à l’automne (on y arrive bientôt). Je jeûne quelques jours, typiquement une petite semaine. Pour me donner un coup de boost et perdre les 2 ou 3 kilos accumulés entre les deux, que je n’arrive pas à stabiliser depuis la ménopause.

Mais ça n’est pas la technique qui m’intéresse cette fois-ci. C’est la raison : pourquoi veut-on maigrir ? Alors que la mode est au « body positive » et à la diversité ? Accepter et promouvoir son corps tel qu’il est, surtout s’il est différent des normes : voilà un message largement relayé par les médias depuis quelque temps.

Je me pose souvent la question : est-ce que je veux maigrir pour me sentir mieux dans mon corps ou pour me sentir mieux dans le regard des autres ? Ou les deux ? Est-ce que je veux maigrir… car c’est normal, toutes les femmes le veulent ? Oui, quasiment 100 % des femmes affirment vouloir changer leur corps actuel, typiquement en perdant 2 ou 3 ou 4 kilos.

On vit avec 55, 65 ou 75 kilos, mais nos yeux déforment notre image lorsque l’on passe devant un miroir. On s’imagine avec moins. On soupire. On essaie. On y croit. On patauge. On renonce. Continuellement.

Dans nos activités quotidiennes, mieux manger (pour sa santé) et davantage maigrir (pour son look) sont des automatismes qui ne nous lâchent jamais. On n’est jamais satisfaite. Mais il faut tellement de temps pour s’occuper de ses muscles, de son cerveau et de son assiette… La société du travail et de la famille n’est pas du tout, du tout, du tout organisée pour ça. Même et surtout quand, justement, on se fait plaisir. Pour décompresser. Se faire plaisir fait

Mais j’ai trouvé ma solution (imparfaite évidemment, mais qui fonctionne à mon niveau et me permet de contenir la frustration) : Le jeûne. Je me concentre sur la minceur uniquement deux fois par an. Au printemps et à l’automne. Je recentre l’effort sur ces deux moments précis de l’année.  Et après je n’y pense plus. Enfin… beaucoup moins.

Mieux vaut ne plus y penser du tout, allez-vous me dire. Accepter d’être différente, etc. Je vous laisse avec ces bonnes intentions : moi, je n’essaie même plus. Et ça me convient tout à fait.

Je vous explique tout dans ce nouvel article.

Et vous, comment faites-vous pour ne pas penser à vos pernicieux kilos en trop ? Ou comment faites-vous pour y penser… proactivement ?

Véronique

Illustration de la lettre « Mais pourquoi veut-on maigrir ? »
Illustration créée avec l’IA pour Les Nouvelles Femmes, sous la direction de Véronique Mokski.

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