Lettre du dimanche · 18 juillet 2021
Le soleil, la lune et Isabelle B
Bonjour. De mes 3 semaines passées en France, je n’ai quasiment pas vu le soleil. Et j’ai terminé mon séjour à Paris, sous des trombes d’eau. Satané climat. Heureusement que le ciel bleu est revenu ici à Berlin, une fois n’est pas coutume.
Je suis super-super-super sensible au temps qu’il fait. A la météo. Je suis un vrai baromètre. Je ne dors pas avant les orages, ni avant la neige. Les hausses de pression m’épuisent, les baisses aussi. Et je ne vous parle pas des changements de saison. Je déprime dès que la pluie dure. Et je suis radieuse quand le soleil brille.
C’est une des raisons pour lesquelles je ne peux plus rester à Berlin : je ne supporte pas la grisaille du ciel pendant des mois d’affilée. Malgré mes amies, malgré tout ce que j’ai bâti ici, je préfère déménager plutôt que je me mettre aux anti-dépresseurs.
Je sais que ne suis pas la seule à être aussi affectée par la qualité de la lumière. Beaucoup de femmes le sont, et pourtant on n’en parle jamais. On nous dit de focaliser sur autre chose, sur le travail. De ne pas y accorder d’importance. D’utiliser une lampe de luminothérapie.
Franchement, si les hommes étaient ainsi, il y a belle lurette que le problème aurait été réglé, à coup d’études scientifiques de grande ampleur, effectuées sous toutes les latitudes.
Comme quoi, l’avenir de la médecine, c’est sur le corps des femmes qu’il se déroulera. Et heureusement que je suis ménopausée, car j’ai longtemps été sensible aux rythmes des règles, apparemment calquées sur la lune. L’année dernière, j’en avait fait un article. Il faudrait que je parte au fin fond d’une autre galaxie, où je ne subirais l’influence d’aucune étoile, où je pourrais dormir sur mes 2 oreilles, comme un nouveau-né.
Bon, je vais visiter Nice en septembre, pour voir si on s’y plairait. En permanence. Je n’y suis jamais allée, et je n’y connais personne. Si vous êtes du coin, surtout-surtout-surtout dites-le moi !
Cette semaine je vous présente une lectrice rayonnante, Isabelle. Qui pourtant revient de loin. Ça n’est pas le soleil qui l’a requinquée, mais le temps libre et le soin d’elle-même, après des années de boulot acharné. Elle est devenue une pro des soins du corps à la ménopause, c’est le moment de tirer profit de son enseignement.
Véronique

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