Lettre du dimanche · 28 août 2022
Sans gluten et sans lait, bilan après 6 semaines !
Et voici le moment de faire le point sur mon défi de l’été : manger sans gluten et sans lait pendant 6 semaines. Mais d’abord, laissez-moi vous raconter le détail de ce qui a déclenché ce programme. Je vous ai déjà dit que mon fils souffre de la maladie cœliaque, auto-immune, découverte chez lui il y a 5 ou 6 ans. Il se trouve que c’est un phénomène héréditaire, qui a donc été transmis soit par mon mari, soit par moi. Stupidement, lorsque l’on a réalisé que quelqu’un dans la famille en était atteint, nous n’avons ni lui ni moi effectué de test.
Je ne comprends toujours pas pourquoi on a été si insouciants.
Bref, depuis des mois (voire des années) mon mari souffre de problèmes ORL inguérissables. Aucun antibiotique, même le plus féroce, n’en venait à bout. Les spécialistes ont fini par l’envoyer faire un test sanguin capable de détecter 100 allergies alimentaires. Ça nous a surpris et vaguement inquiétés : jusque-là, on ne voyait pas le rapport entre la sinusite et la nourriture.
Mais à la réception des résultats, badaboom. John-Paul est « hautement » allergique au gluten, au lait de vache, au blanc et jaune d’œuf et à la vanille. Et il l’est « moyennement » à l’ail, au paprika et à l’ananas. Le voilà donc forcé par son allergologue à arrêter tous les produits cités, au moins pendant 6 mois. On n’en revenait pas. Après s’être plongé dans la littérature en ligne sur les intolérances et allergies alimentaires, on a testé sur le terrain. Et je vous le confirme : il y a de l’ail partout.
Et des tas de produits sans gluten et sans lait… qui contiennent du paprika ou des œufs. Heureusement que l’on est curieux, car on passe notre temps à lire les étiquettes et à interroger les serveurs des restaurants. Comme on vit à Nice, il y a plein de touristes anglo-saxons, et eux n’ont aucun complexe à vérifier la composition détaillée de leur steak-frites ou de leur salade niçoise (victoire il n’y a pas d’ail dans la socca ; horreur il a un jaune d’œuf dans le steak tartare).
Côté sucré, on s’en tient aux sorbets et aux cookies végan (il y en a chez Lidl, très bons d’ailleurs, sans produits animaux ni gluten ni vanille, mais avec plein de drôles de trucs chimiques pour les remplacer).
Je n’ai pas réalisé de tests allergiques personnellement, mais là, je me pose des questions. Et s’il y avait quelque chose dont je me délecte qui me minait l’estomac ? Ou un autre organe ? Ou plusieurs ? Et si mon fils, déjà restreint sur le plan alimentaire, avait d’autres complications non identifiées ? On a tous eu des tests d’allergies sur l’avant-bras (qui n’a pas de rhume des foins de nos jours). Mais les tests sanguins plus poussés, concernant les aliments du quotidien, vous en avez-eu, vous ?
Moi qui suis tellement passionnée par l’alimentation. J’adore cuisiner et j’adore manger, je prépare quasiment tout moi-même, à base de produits entiers et supposés sains. Je pensais que ma famille était vaguement prémunie des risques de cancers et de maladies cardiovasculaires, d’AVC et autre démence… Et finalement le risque ne vient pas de la malbouffe. Il vient des aliments eux-mêmes.
Bon, on ne va pas en faire un drame. Adaptons-nous, avec le sourire. Je vous avoue que je ne suis pas le régime de mon mari à la lettre. J’ai mangé sans œuf ni gluten ni produit laitier à peu près à 96,3%. Sauf quand j’ai avalé une bière un soir avec des amis, une escalope panée un autre jour, une part de gâteau au chocolat super appétissant, des copeaux de parmesan sur mes pâtes au maïs. Et un steak tartare. Et des bacon and eggs le matin lors de mes vacances à York.
Et surtout, j’ai dû avaler plein de « traces » de ceci ou de cela, bien camouflées dans mon muesli et dans mes frites. Pas facile d’effectuer une surveillance de tous les instants. Mais bon, me suis-je dis, de quoi puis-je me plaindre : je ne suis même pas malade ! Mais quel travail pour ceux qui le sont.
Je vous raconte l’effet que cette cure m’a procurée dans cet article. Pour relire le texte introductif, écrit avant de commencer l’expérience, c’est là.
Et vous, avez-vous tenter de supprimer radicalement un aliment de votre diète ? C’était comment ?
Véronique

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