Lettre du dimanche · 11 juillet 2021
Empty nester, ça vous parle ?
Je suis toujours en France, à me régaler de savants menus « entrée-plat-dessert ». Une spécialité hexagonale : nulle part ailleurs au monde peut-on commander cette succession de 3 plats, un café et pourquoi pas un petit verre de vin, pour un simple déjeuner du midi, pendant la semaine.
Je note que les restaurants ont fourni des efforts incroyables depuis une dizaine d’années, c’est bon et beau, on en redemande – oui, oui, je fais attention aux kilos. Quelle différence par rapport à Berlin (même si là-bas, on a les Biergarten). J’en profite, je ne suis pas chez moi, et mon fils n’est plus là.
Vous êtes d’ailleurs plusieurs à me signaler que vos enfants quittent la maison en cette fin d’été. Pour de bon. Enfin espérons-le. Une autre année de confinement comme celle-ci serait difficilement gérable. Pour eux et pour nous.
Je vous ai donc concocté un article sur la nouvelle vie qui s’annonce une fois que vous vous retrouverez seule chez vous – ou avec votre conjoint.
Pourquoi ne pas en profiter pour déménager vous aussi, retrouver un allant que vous n’avez plus depuis belle lurette, vous rapprocher des cinémas ou de votre boulot ? Aux Etats-Unis, il est commun de changer de domicile quand les enfants quittent la maison. On devient « empty nester« , un statut à part entière, symbole à la fois de l’avancée en âge et du retour de la liberté.
C’est exactement ce que je vais faire au cours des 6 mois qui viennent : trouver un autre lieu de vie, plus adapté à ma situation actuelle. En l’occurrence, je change de ville ET de pays. (Si le sujet vous intéresse, regardez ce documentaire sur la ville et les femmes). Évidemment, vous pouvez vous en tenir à beaucoup plus simple.
J’adore cette idée de renouveau, de redémarrage. Je suis habituée à changer, donc je sais m’y prendre. Mais bon, à chaque fois c’est différent. Retrouver des amies, me refaire un réseau. Surmonter la sensation de solitude, apprécier l’excitation de l’aventure. Ne pas oublier le passé mais progresser vers l’avenir.
Je vous raconterai tout ça en temps réel – c’est très réconfortant de savoir que vous serez là, à suivre mes choix et mes hésitations, mes allers en avant et mes retours en arrière. Allez, je pars me promener avec mes parents. A toute petite vitesse. Et après, on se prépare un super menu dominical, j’en salive d’avance.
Véronique

La lettre du dimanche
On continue dimanche ?
Chaque dimanche matin, je vous écris sur nos vies après 50 ans. Sur ce qui m’arrive personnellement... sur ce qui nous arrive collectivement.
D’une lectrice à l’autre
Vous pensez à quelqu’un ?
Faites-lui plaisir et faites-lui découvrir Les Nouvelles Femmes !