Lettre du dimanche · 21 février 2021
Élargissons notre vie !
Au fil de mes discussions avec vous, j’ai réalisé que vos questionnements sur la cinquantaine tournent autour de l’impact du vieillissement sur votre identité personnelle et professionnelle. Le besoin de changement radical masque souvent un problème d’adaptation plus précis, plus circonscrit. Et ce qui vous semble criant s’avère la marque d’un malaise plus général. Mais la porte qui ouvre vers une vie renouvelée n’est pas la même selon votre caractère, votre expérience, votre entourage.
Certaines focalisent sur les rides d’expression, d’autres sur la frustration professionnelle, sur l’ennui dans le couple, ces routines qu’elles n’arrivent pas à mettre en œuvre, les relations tendues avec leurs enfants. Certaines en déduisent qu’il leur faut un petit nettoyage de printemps, d’autres qu’elles doivent absolument bouleverser leur cadre de vie. Ou rompre avec leur conjoint. Ou tripler leur budget Botox. Même en prenant un sujet ponctuel, par exemple les changements corporels à la ménopause, vous n’approchez pas le problème de la même façon.
Un « détail » vous irrite particulièrement, il vous obsède, et c’est là-dessus que vous allez vous focaliser : le cumul de kilos, les suées nocturnes, les bras qui flageolent, l’arrêt du désir ou les yeux qui larmoient. Et ceci est valable pour la ménopause, mais aussi pour tous les sujets qui vous préoccupent en tant que « quinqua » :
Votre place et votre impact sur le plan professionnel, Les relations distendues dans le couple, l’incertitude liée à vos parents, la sensation de solitude, la quête de sens au travail, la valeur de l’argent. Mais aussi l’envie très forte de liberté, d’évolution, d’amitié, de passion, de partage.
Le besoin de légèreté et de profondeur… sans savoir très bien comment vous y prendre. Vous êtes un peu comme des ados à l’aube d’une nouvelle ère. Mais singulièrement plus matures. Et un tantinet moins intrépides. Mais votre tête est pleine de rêves, comme à 15 ans !
La diversité des questions que vous me posez, alors que vous êtes toutes dans ce moment de transformation physique et hormonale, m’ont incitée à élargir les thèmes sur lesquels je travaille. J’avais commencé mon activité pour aider les femmes dont les enfants quittaient la maison à se réapproprier leur vie professionnelle. Désormais, je les aide à se réapproprier leur vie… tout court. J’élargis donc mes thèmes de référence, et j’adapte mon blog pour aller dans ce sens.
Notre corps, sous tous ses aspects, prendra plus d’importance. C’est notre machine et la source de notre énergie. C’est par notre corps que l’on garde la santé et que l’on fait des projets ; c’est grâce à lui que l’on communique avec les autres ; c’est en l’utilisant judicieusement que l’on s’exprime professionnellement.
Autour de 50 ans, votre corps vous préoccupe, autant que le sens de votre vie, l’utilité de votre carrière ou la fiabilité de vos relations. Je donnerai autant d’importance à chacun de ces sujets. En attendant, cette semaine, je me suis penchée sur les méthodes pour ralentir le vieillissement, physiquement et socialement.
J’ai reçu beaucoup de retours sur mon texte sur la ménopause et le désir, le revoici pour celles qui l’auraient manqué. Je vous recommande ce petit-dessin animé sur l’histoire du clitoris. Et vous pouvez compléter par ces deux articles très intéressants glanés dans la presse : le premier sur la fidélité, et l’autre sur le prince charmant.
Véronique

La lettre du dimanche
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