Lettre du dimanche · 26 octobre 2025
Renaitre, en vrai !
Quand je pense que je me suis trompée la semaine dernière, et que c'était cette nuit que l'on changeait d'heure ! Du coup je me suis levée une heure plus tôt ce matin. Hier j'ai regardé un magnifique film sur Netflix, sur un couple qui élève des éléphanteaux abandonnés en Inde. J'adore lire et visionner des documentaires sur le comportement des animaux. Je trouve cela absolument captivant et cela m'évade de façon sûre et certaine. Cela me rappelle que les animaux sont aussi beaux que surprenants, du plus petit au plus grand, et que, systématiquement, le propre d'une espèce qui perdure est de se mettre en symbiose avec son environnement.
Tout est possible sur terre. Finalement, les bizarreries humaines ne sont pas si exceptionnelles que ça. Nos petits et nos grands malheurs n'ont jamais empêché l'humanité de poursuivre son œuvre, avec ou sans nous. Donc ça ne vaut peut-être pas le coup d'y attacher une importance exagérée. Visionner des documentaires, c'est pour moi une façon de prendre du recul et de trouver des méthodes ou des points de vue distanciés, ou qui pourraient aussi nous servir, nous les géantes bestioles que l'on appelle des femmes et des hommes. Parmi ces découvertes, il y en a une qui est épatante : la capacité de se séparer d'une partie de son corps pour régénérer. C'est un acte de survie, qui intervient lorsque l'animal est attaqué.
Plutôt que de riposter, il fuit en abandonnant une partie de ses attributs. Imaginez : un crétin nous attrape par le bras, et plutôt que de lui balancer une claque avec la main restante, on s'auto-ampute et on lui cède aimablement notre bras prisonnier. Je trouve ça très malin. Mais ni vous ni moi ne sommes capables de le faire. On n'a pas de bras qui repousse quand on perd le sien et on ne va pas s'amuser à semer nos organes ici et là pour nous protéger. Il y a cependant une situation où nous abandonnons définitivement une partie de nous. Il s'agit d'une chose immatérielle, mais à laquelle nous tenons comme à la prunelle de nos yeux : c'est la vision idéale de nous-mêmes au cours de notre jeunesse.
Avant la ménopause. Une fois cette transformation digérée, nous ne sommes plus les mêmes, ni physiquement, ni mentalement. Le cours de la vie nous rattrape et nous rappelle à nos responsabilités. Nous sommes obligées de confronter nos peurs et de faire des choix adaptés, personnels, judicieux. Quitte à transformer une partie de nos croyances. J'entame ici une série d'articles phares basés sur la renaissance féminine, que je vais publier dans les prochaines semaines. La renaissance n'est pas seulement ce besoin organique de neuf que l'on éprouve aux abords de la ménopause. C'est quelque chose que nous devons véritablement mettre en œuvre dans les décennies qui suivent. C'est notre stratégie de survie, à nous les femelles de l'espèce humaine.
Véronique

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