Lettre du dimanche · 25 juin 2023
Le grand break que l’on désirait tant
Vous préférez un petit burn-out ou un bon break ? Probablement le premier. Oui, figurez-vous que le burn-out est à la mode. Surtout pour nous qui sommes dans la cinquantaine. L’air de rien, on a construit de sa main droite une carrière, une famille et des routines sécurisantes, et de sa main gauche des enfants et des parents qui s’égarent, un boulot qui siphonne notre énergie et des routines qui nous oppressent.
Bref. Le seul moyen de secouer tout ça, c’est de tomber malade. De se casser un bras. De démissionner. De faire une dépression. De prendre un amant. De divorcer. De se fâcher avec son frère, ou ses voisins, ou ses amis, ou l’administration fiscale, ou son boss, ou son assistante, ou son équipe tout entière.
… On n’a pas vraiment de technique pour éviter les micro-ruptures. On fait, on n’a pas le temps de voir qu’il VA y avoir une micro-rupture. Que notre système ne fonctionne bien que sur un temps court – le temps d’une saison. Et puis on aime fermer les yeux, ça nous repose. S’allonger et fermer les yeux pendant que ce petit monde palpite autour de nous et s’efforce de jouer la douce mélodie qu’on a composée pour eux, sur notre cahier de maman, de fille, de sœur, de collègue, de voisine, d’amie, de citoyenne, d’administrée. C’est cool : on s’exprime, ils obéissent.
Et de toute façon, nous aussi, on se soumet à des tas de personnes qui nous prennent pour des pantins (des pantines ??). On suit plusieurs partitions en même temps, toutes sur des tempos différents.
… Et un jour on en a marre. … Et on ouvre les yeux. … Et on se dit qu’on aurait peut-être intérêt à préserver ses bras, son mental, sa liberté (et surtout ses copines), qui après tout peuvent toujours resservir. Alors on casse sa tirelire et on s’offre un bon break. Cette semaine (toujours depuis la Californie), je vous ai préparé un article sur-mesure.
Oui, je vous emmène ailleurs. Là où vous ne pourrez pas penser à votre quotidien, qu’il soit rempli de « trop-plein » ou de « pas-assez », juste avant qu’il ne vous impose un burn-out ou un bore-out.
Véronique

La lettre du dimanche
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