Lettre du dimanche · 8 janvier 2023
La retraite… après l’heure ?
Et pour bien commencer l’année (et tandis qu’il pleut abondamment ce matin), parlons « retraite ». Après tout, la question nous intéresse directement et de façon imminente, autant y réfléchir dès maintenant.
La retraite ? C’est bien plus qu’une injuste rétribution financière de notre travail, pour nous les femmes. C’est un quart, voir un tiers de toute notre existence ! … Ces dizaines d’années qui sont devant nous, où l’on va devoir trouver un sens à nos actions et un but à nos journées, tout en nous appuyant sur un budget en franche dégringolade. Ça me fait rire jaune. Je ne sais pas ce que j’aime le moins, dans ce cocktail : Vivre continuellement en vacances ? Ne plus gagner d’argent ? Devoir compter sur les autres pour payer mes pensions ? Ne plus utiliser mes méninges ? Devenir une senior ? Une mamie ?? Une vieille dame ??? M’ennuyer… avec professionnalisme ?
Je les vois par centaines dans les rues de Nice, les retraités, avec leurs tongs, leur guide du routard et leur coupe-vent en gore tex (ils sont méga-prévoyants : il ne pleut pas souvent chez nous). Est-ce l’avenir ? Ah non alors, je ne suis pas prête à passer à ça. Partir à la retraite, c’est le début de la fin. Je ne dis pas que je veux bosser comme une malade, mais juste le minimum vital. 5 heures, 10 heures, 15 heures, 20 heures, 25 heures par semaine ? De temps en temps ou en continu ? Jusqu’à 79 ou 87 ans ?
Impossible de vous répondre aujourd’hui, puisque j’en suis loin. Mais je sens que l’heure se rapproche… Et que mon compte en banque n’est pas assez costaud pour supporter les dizaines d’années supplémentaires que j’aurai réussi à extraire de mon corps, grâce aux meilleures techniques antivieillissement décrites dans ce blog ! … Et que mon cerveau n’est pas assez vermoulu pour s’offrir une mise en hors-service définitive, alors que la tenue de ce même blog l’anime et le ravive en permanence !
Pour vieillir, il faut des sous, et pour avoir des sous, il faut travailler. Donc la meilleure façon de ne pas vieillir, c’est de ne pas être retraitée. Soyons audacieuse et supprimons la retraite… au moins, de notre vocabulaire. Et peu à peu, de nos pratiques. Car il n’y a pas que l’argent qui soit le nerf de la guerre. Gardons un pied dans la vie réelle, celle où se créent les idées de demain, là où se débattent les mœurs qui passionneront nos descendants, là où se forgent les techniques inconnues, là où se construit l’avenir. Pour le meilleur et pour le pire
On a déjà vécu longtemps en bossant… alors continuons sans sourciller, ça ne nous a pas si mal réussi. Ajustons ce qui ne nous plait pas, diminuons les quantités et les contraintes – on peut toujours innover et nous faire plaisir
Cette semaine, je vous ai écrit un article, sur ce sujet de la retraite, que je ne croyais pas si important. Je voyais bien que la vie post-travail ne m’attirait pas (du tout du tout, vous l’aurez compris), désormais je sais pourquoi.
Véronique

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