Lettre du dimanche · 26 juin 2022
Un pas devant l’autre, avant le reste !
« De bon matin » : voilà une belle expression. Que faites-vous, le « bon » matin ? Le meilleur moment de la journée, où on est fraiche et neuve comme la rosée sur le gazon ?
Vous dormez sur vos deux oreilles, vous rêvez, vous paressez ? Vous vous préparez au travail à venir, à l’ennui, à l’imprévu ? Vous repoussez le réveil ou vous sautez du lit ?
Moi, je suis déjà sur les chemins. Enfin, les rues. Je me lève (ou plutôt : je me hisse) en me forçant très fort pendant deux secondes, j’enfile mes fringues, et je me précipite dehors. Dehors, c’est là que je suis chez moi. Pleinement moi-même. Il y a plein de vie, déjà, même à 5h30 – enfin en été. Les joggers, évidemment. Les oiseaux, ces pigeons qui roucoulent inlassablement. Les arbres et les buissons, qui se saluent tendrement dans la brise. Quelques voitures… est-ce qu’elles partent ou qu’elles reviennent ?
Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. De tous les dictons qui existent, c’est celui que je préfère.
Bref. Je sors, je marche. J’ouvre les yeux, le nez et les oreilles, je déplie mon corps engourdi, je déroule mon instinct… et je me lance dans la vie. Même pour un petit quart-d’heure.
La marche est mon état naturel, celui où je suis à la fois la plus réceptive et la plus active. Quand les choses vont bien, quand les choses vont mal, quand les choses ne sont plus… la marche me donne une cohérence, une fonction et un mouvement. Elle permet de me recomposer, de me ré-articuler. Chaque jour, systématiquement.
J’avais écrit tout un article sur ce sujet qui m’est vital, et qui est facilement praticable seule ou en couple une fois que les ados se débrouillent le matin (eux détestent se lever tôt, et pourtant, Côté marche, êtes-vous diurne ou nocturne ? Matin, midi, soir, nuit ? Qu’est-ce que cela vous apporte ? Et de quoi est-ce que ça vous libère ? Allez, il est 6:44, l’heure de sortir bien sûr ! J’y vais d’un bon pas.
Véronique

La lettre du dimanche
On continue dimanche ?
Chaque dimanche matin, je vous écris sur nos vies après 50 ans. Sur ce qui m’arrive personnellement... sur ce qui nous arrive collectivement.
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