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Les Nouvelles Femmes

Lettre du dimanche · 13 mars 2022

Parlons d’amour

La grisaille, la guerre, la pandémie, les élections, le prix de l’essence, le changement climatique. On les cumule, les raisons de grogner ! De s’enliser. Et même de se torturer (surtout pour les autres). Alors aujourd’hui, on fait un saut direct vers… notre cœur. Que l’on remplit d’amour, purement et simplement. De légèreté et de profondeur, puisque l’amour est naturel. D’aventure et d’engagement, puisque l’amour est coloré. De désir et de tendresse, puisque l’amour est sensuel. D’amitié et de passion, puisque l’amour est généreux. D’intimité et de fraternité, puisque l’amour est élastique. Plus on vieillit, plus on réalise la dimension et la multiplicité de l’amour.

Notre capacité toujours croissante d’en donner, et d’en recevoir. Notre besoin de l’entretenir, concrètement, efficacement. Les années quinquas sont paraissent ternes, assombries, voire transparentes ? Regardez-les autrement. Le couple qui se connait par cœur, surtout quand les enfants partent et que la lassitude se manifeste, peut reprendre un nouveau chemin. Rebondir et vivre une deuxième, une troisième ou une quatrième vie, avec le même homme ou un autre, c’est incroyablement stimulant.

La ménopause et le passage des 50 ans ? Ces marqueurs sociaux ne doivent pas réduire notre désir sexuel. C’est au contraire quand la famille perd de son poids et de ses obligations que l’on retrouve le plaisir de la proximité avec son corps, même seule. La communication, avec des mots et avec des gestes, voilà tout ce qu’il faut pour manifester son amour. Quelques mots, quelques gestes.

La magie de l’amour tient en très peu de choses, il faut juste y penser, souvent. Dire ces mots, faire ces gestes. Chez soi, au loin : comme on veut. L’important est de le faire. Ouvrir son cœur, le remplir d’amour et le partager.

La semaine dernière, j’ai semé le doute dans vos têtes, en vous parlant de ces situations bancales dans lesquelles nous nous mettons chez nous, de notre propre chef – et de celui de nos hommes, qui ont eux-aussi leurs codes et leurs déontologies stupides. Des siècles de lourdeurs, de non-dits, de rapports de force qui se sont instaurés entre les hommes et les femmes pour contrôler la marche de la société, et que l’on doit rééquilibrer. Un travail de longue haleine.

Alors cette semaine, on a besoin de simplicité, de spontanéité. D’une méthode directe, facile, utile. L’amour ne cherche pas midi à quatorze heures, il est souple, vivant, palpitant. Présent. Alors dites-le, faites-le.

Véronique

Illustration de la lettre « Parlons d’amour »
Illustration créée par l’IA pour Les Nouvelles Femmes.

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