Lettre du dimanche · 24 octobre 2021
Parlons de notre périnée
Je vous avais promis d’écrire sur le périnée. Enfin, c’est surtout la « descente d’organes » qui me préoccupe, qui concerne 40% des femmes après 50 ans. Quand la gynécologue m’a annoncé sobrement en mars dernier que j’avais un début de « ça », je me suis pris soudainement 20 ans dans les dents.
Impossible, vous vous êtes trompée, Docteur ! Je suis physiquement active, je mange des tas de légumes, je lis la presse, je suis les conseils pour entretenir mon corps et mon cerveau, JE NE PEUX PAS AVOIR DE DESCENTE D’ORGANES. C’est pour les vieilles d’une autre époque. Je ne suis pas vieille. Je suis d’aujourd’hui. Je serai encore là demain. D’ailleurs, je n’ai jamais prononcé le mot « descente d’organes » de ma vie. Ça n’est pas très élégant. Je parle beaucoup plus souvent de dépression hivernale que de descente d’organes – c’est nettement plus civilisé.
… Bon, d’accord. Je n’y connais rien. C’est quoi, précisément ? Précisément, c’est quand notre périnée flanche. Et le périnée, c’est un muscle, qui s’entretient comme les autres. Ni plus ni moins. Mais pourtant, j’y pense, à mes muscles. A mes abdos, mes biceps. A ma posture. Sauf que, voilà, je ne pense pas à mon périnée. Qui devenait raplapla. Car il se ne voit pas ? Car il n’influe pas sur mon look ? Car je ne sais pas vraiment à quoi il sert ? Parce qu’au fond, je n’ai jamais compris combien il était important, malgré la rééducation que j’ai suivi après l’accouchement de mon fils ?
Allez, attardons-nous un peu sur notre plancher pelvien, pour fêter ce dimanche 24 octobre 2021.
Véronique

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