Lettre du dimanche · 4 juillet 2021
Les ailes de Christine
Je poursuis mon Tour de France sur la route des vacances – mais pas à vélo. C’est formidable de retrouver de bons restaurants, miam. Avec du pain et de l’eau entièrement gratuits, c’est rare !! Qu’est-ce qu’on mange bien ici. On vient de traverser le Périgord, et c’était aussi beau que bon. Ça nous a fait beaucoup réfléchir, mon conjoint et moi. On envisage sérieusement de revenir habiter en France. C’est tout nouveau. Car en Allemagne, on n’a ni famille, ni travail (l’entreprise de mon mari est aux USA et la mienne en France). Vu que l’on n’a plus d’enfant chez nous, il n’y a plus aucune raison d’y rester.
…Sauf mes amies, et je sens que ça va être un déchirement de les quitter. Mais je n’arrive pas à me projeter à Berlin dans l’avenir. Je n’y suis pas assez à l’aise, ni dans la langue, ni dans la météo, ni dans l’architecture (même si j’adore la verdure). J’y suis depuis 5 ans, il me semble que c’est assez.
Bref, moi qui vis à l’étranger depuis presque deux décennies, je découvre aujourd’hui que la France me manque. Je ne m’y attendais pas. Il me semble que c’est mon blog – que c’est vous – qui m’appelez à rentrer. J’ai envie, j’ai besoin, de vous voir en chair et en os. Je savais qu’un jour la question se poserait : où vivre quand on peut habiter partout ? Et bien la réponse n’est pas si simple. Je ne sais pas encore très bien où l’on va s’installer, mais les prochains mois vont être ceux de l’exploration. Si vous avez des suggestions ou des bons plans, je suis preneuse.
En attendant, poursuivons nos rencontres/portraits. Aujourd’hui, je vous présente Christine. Elle a fait des choix de vie très personnels, basés sur l’engagement local, social, environnemental, dans la vie quotidienne.
Vous êtes nombreuses à vouloir vous lancer très activement dans des associations et des réseaux, formels et informels. Appliquer ses idées, s’ouvrir au monde, rencontrer des gens différents (ou au contraire : trouver enfin ceux qui nous ressemblent), être créative, participer à la vie locale, améliorer son cadre de vie… tout ça, on le fait avec conscience, conviction et bonheur une fois que les enfants quittent la maison.
On se recrée une vie ; une existence de femme investie, et non plus une existence de mère débordée. La nuance est immense, la motivation aussi. Christine a une super expérience de l’action sociale locale, prenons-en de la graine !
Véronique

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