Lettre du dimanche · 19/07/2026
300 pile
C’est ma newsletter numéro 300. Je me sens toute chose en vous écrivant cela. J’aime, j’adore, j’ai besoin de ce dialogue que nous avons débuté et que nous continuons. Il n’y a aucune raison d’arrêter cette valse légère et perpétuelle. C’est une chance de pouvoir vivre cela à mon âge.
À n’importe quel âge, quand j’y pense. Il n’y a plus grand monde aujourd’hui qui écrive des lettres réglées comme un métronome, juste pour le plaisir de le faire, et de lire en retour, peut-être... parfois... une réponse.
Je ne sais pas si je vous ai dit à quel point vos réponses me mettent en joie. En réalité, elles me comblent. Elles me donnent cet éclat de bonheur qui m’incite à poursuivre ma vie. Cela peut sembler si simple, si bête, de correspondre avec vous sur ce qui m’a traversé la tête et le cœur pendant la semaine. Mais cette simplicité me rappelle que les petites choses deviennent un jour de grandes choses. C’est comme faire un pas ou deux ou trois, puis poursuivre, quasi mécaniquement : on s’aperçoit un jour que l’on a franchi des kilomètres, que l’on découvre des paysages.
Voilà. Vous êtes ce paysage qui me fait du bien. On a tous ces rêves, ces aspirations, ces regrets, ces deuils, ces combats, ces ambitions quand on a 50 ou 60 ans. Et puis on a aussi quelques lignes innocentes qui tracent leur sillage dans nos pensées quotidiennes.
Un lien. L’air de rien. Des bulles d’oxygène. Beaucoup d’entre vous manquent de ces liens éternels, de ceux qui traversent les années et les cycles. Je le sais, vous m’en parlez quand soudainement vous le réalisez.
Quand vos enfants partent. Ou vos parents. Ou votre compagnon. Ou quand c’est vous qui partez. Alors les mots qui s’alignent, les miens et les vôtres, deviennent des petites soupapes de liberté, de vérité, de pure amitié.
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Je rentre de mon voyage en Irlande. Toute cette verdure, les vaches, la Guinness et les fish and chips, ça m’a regonflée. Et mon fils qui était là ! Eux aussi avaient une alerte canicule, alors que l’on n’a pas dépassé les 25 degrés. Je n’avais pas réalisé que les seuils changeaient d’une région à l’autre...
Véronique

La lettre du dimanche
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Chaque dimanche matin, je vous écris sur nos vies après 50 ans. Sur ce qui m’arrive personnellement... sur ce qui nous arrive collectivement.
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