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Les Nouvelles Femmes

Lettre du dimanche · 4 janvier 2026

Des vœux... et des surprises

Je vous souhaite une formidable année 2026, celle que vous préférez : Rythmée ou tranquille, Sociale ou intime, Créative ou constructive. Je vous souhaite de la joie, de l'amitié et de la confiance,

Chaque journée de 2026 autant qu'il en faut, Pour que vous sentiez que chacune de ces journées vaut la peine d'être pleinement vécue, Y compris celles qui seront difficiles et qui s'accumuleront peut-être.

Je vous souhaite d'être et d'avoir ce que vous désirez profondément être et avoir... si vous avez besoin de quelque chose, bien sûr. Car en discutant avec vous, certaines aiment leur vie d'aujourd'hui, telle qu'elle est, et souhaitent qu'elle se poursuive ainsi. Elles ont en main tout ce qui leur convient et qu'elles maitrisent, ou le trouve quand elles en ont besoin, aisément ou pas.

Changer n'est pas un appel. D'autres ont besoin de transformation, c'est leur façon de réaliser qu'elles avancent. Qu'elles apprennent. Que leur existence ne soit pas ce tricot prévisible qu'elles allongent jour après jour, produisant des pulls identiques, sans qu'une vraie garde-robe ne se forme jamais. Et puis d'autres sont poussées au changement plus vite qu'elles ne l'auraient voulu. C'est mon cas depuis hier matin.

Oui, hier matin, juste avant l'arrivée de 18 oncles et tantes vieillissants, invités pour fêter les 85 ans de ma mère défunte, ne débarquent, notre chauffagiste nous a donné son verdict redouté :

Tout est fichu. Nous n'aurons plus d'eau chaude ni de chauffage avec cette installation, à moins de remplacer la chaudière à prix d'or et d'attendre un mois ou deux que les travaux soient réalisés... dans la froidure que l'on sait.

Décision prise sur le champ : "Nous quittons cette maison dans la semaine". Oui, la chaleur de la maison de mes parents nous a abandonnés le jour où tout le monde venait lui dire adieu.

Quel timing incroyable quand j'y pense. La fête a été très belle - vivante et chaleureuse. Des retrouvailles comme on a rarement l'occasion d'en vivre. Et désormais, il est l'heure de partir.

Nous allons refaire nos valises et rouler vers Nice avant la fin de la semaine et resterons chez nos amis américains qui nous avaient généreusement prêtés leur appartement après les décès de mon père puis de ma mère il y a quelques mois.

Aucun autre projet immobilier ne se distingue pour l'instant - mais le ciel nous produira peut-être une autre surprise bientôt, qui sait ? Nous allons faire transporter quelques vieux meubles de famille dans l'entrepôt de Nice qui accueille déjà nos affaires.

Le buffet de tonton Joseph, le curé qui guérissait les malades incurables avec son fidèle pendule (et oui, les curés n'hésitaient pas à pratiquer l'ésotérisme en plus des messes, dans cette partie du monde).

La très vieille table de la cuisine de la ferme de mes parents, en chêne et en châtaignier (autrement dit en bois de récupération), et dont les pieds, abimés pendant des décennies de terre battue, ont été rehaussés à la va-vite.

Une armoire poitevine rachetée au cours d'une succession car les enfants n'arrivaient pas à s'entendre sur la répartition des meubles... et avaient décidé de tout vendre plutôt que de se mettre d'accord ! Et puis la vaisselle de mariage de mes parents, utilisée hier bien entendu, et qui reste stoïque devant ce remue-ménage.

(Un jour, on placera des puces intelligentes dans les assiettes en les fabriquant, et on analysera en détail les plats qu'elles ont contenues et les conversations qu'elles ont suscitées avant qu'elles ne soient abandonnées à leur sort. Ou peut-être qu'on les mettra dans les tombes au côté de leur propriétaires comme cela s'est pratiqué dans tant de cultures ?).

Et puis je conserve des tas de choses que je n'arrive pas à laisser. Mes frères ne veulent rien ou quasiment, et pourtant ils ont de magnifiques logements. Moi qui n'ai plus d'immobilier, je trimballe le mobilier d'un lieu à l'autre et cela me réconforte. Donc voilà, c'était la méga-surprise d'hier, spéciale nouvelle année 2026, qui m'a presque fait oublier le Vénézuéla !

Pour cette nouvelle année, je vous embrasse bien fort ! Je n'oublie pas toutes celles d'entre vous auxquelles je n'ai pas encore répondu. J'ai hâte de vous raconter les 7 jours à venir dans ma prochaine lettre.

Véronique

Une femme emballe la vaisselle familiale dans un intérieur contemporain, entre souvenirs de fête et départ pour Nice.
Illustration créée avec l’IA pour Les Nouvelles Femmes, sous la direction de Véronique Mokski.

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