Lettre du dimanche · 8 décembre 2024
Et pourquoi donc ?
J'ai bouclé la première partie de cette intense semaine : déménager, m'assurer que notre container est en sécurité dans un garde-meuble et rentrer dare-dare chez mes parents. Mes doigts ont tellement frotté et récuré mon appartement que j'ai eu du mal à ouvrir mes logiciels avec mon empreinte digitale ce matin. Merci, merci, merci pour vos lettres. Elles m'ont bouleversée. Je n'ai répondu à personne, je le ferai quand tout cela sera terminé - ne vous inquiétez pas je n'oublie jamais personne. Il y a une question qui revient souvent : mais pourquoi donc est-ce que je quitte vraiment Nice ?
Pour un mélange de raisons : Mon père est au seuil de la mort et ma mère définitivement installée à l'Ehpad. Je veux être près d'eux et vivre cette transition à leurs côtés. Je vous donnerai des nouvelles la semaine prochaine. Leur maison est vide et libre pour que nous nous y installions, alors que mon bail de 3 ans à Nice vient de s'achever, le propriétaire voulant récupérer l'appart pour lui. L'entreprise de mon mari est en procès contre son prestataire de back-office (appelons-le XX) qui a vendu notre société au moment où XX est passé dans les mains d'un grand groupe. Ça semble impossible, et pourtant, je vous assure que ça s’est réellement produit.
Nous attendons la résolution de ce conflit éreintant, débuté il y a plus de 3 ans, pour acheter et rénover quelque chose, à Nice bien sûr. Me voilà donc plongée dans une grande période de changement, d'instabilité, et d'irréversible transformation de la vie. Je ne suis pas sûre d'avoir vécu quelque chose d'approchant, mais je suis certaine que cela finira... un jour... d'une façon ou d'une autre. Dans ces jours tourmentés, ma famille est unie, mon fils est là quelques jours, nous sommes sains d'esprit et à l'abri de la tempête qui a soufflée toute la nuit.
Je n'ai plus qu'à me mettre du baume sur les doigts et sur le cœur et à attendre que le temps fasse son effet.
Véronique

La lettre du dimanche
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