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Les Nouvelles Femmes

Lettre du dimanche · 6 décembre 2020

Ce qu’on apprend à l’étranger

Aujourd’hui, j’aurais dû aller visiter un marché de Noël à Berlin. Mais on est en 2020, tout est fermé. Des marchés comme celui-ci, il y en a plus de 80 en temps normal, rien que dans la capitale. Car l’Avent a commencé, ces 4 semaines où les jours sont les plus courts de l’année et qui précèdent Noël. C’est l’époque des bougies, des processions aux lampions, créés et portés par les enfants, même tous petits, à la queue leu leu dans la nuit.

Chaque Allemand qui se respecte sort la nuit tombée siroter un Glüwein avec ses collègues, ou manger une Bratwurst sur le pouce, en attendant des jours meilleurs. Puis on se promène en fouinant dans les dizaines (ou centaines) de stand d’artisanat local, à la recherche de pain d’épice ou de décorations à poser sur son sapin.

Les coutumes à l’étranger sont une grande source d’étonnement. Quelle idée d’aller manger debout, dans le froid, en plein hiver ! Pourtant on y prend goût, et cette année, qu’est-ce qu’elles nous manquent, ces petites échoppes en bois, et ces tables hautes branlantes, où l’on pose son verre et sa saucisse.

Vivre à l’étranger, il faut s’y faire. On y a passé un ou deux semestre(s) quand on était étudiante mais y habiter de façon permanente, c’est une autre affaire. C’est la vie des expatriées, dont je fais partie.

Élever sa famille à l’étranger est un art, un métier en soi. Qui tourne beaucoup autour des enfants, de leur intégration, des écoles. Le jour où ils partent, le vide est manifeste. Pour nous les mères, retravailler, se reconvertir ou trouver une activité non rémunérée posent des problèmes qu’il faudra vraiment résoudre : « Femmes d’expatriés, quels projets au départ des enfants ? »

Même si vous habitez en France, lisez-le. Car ces questions nous préoccupent toutes, mais on oublie de les formuler quand on est dans son train-train habituel. Vu d’ailleurs, le train-train n’a plus du tout la même allure, et ces étapes qui paraissent simples demandent toute une remise en question…

Vous savez comme je me passionne pour ce qui donne du sens à notre vie. Cette émission de France Inter  nous éclaire sur les temps de crise, et nous apporte des pistes. Et pour aller encore plus loin sur ce thème, je vous invite à visionner cette vidéo, partagée par l’une d’entre vous, Maryvonne. Elle est tirée d’une histoire incroyable… mais vraie. Ne la manquez pas. Elle vous réchauffera le cœur. Comme un verre de Glüwein, dans une nuit d’hiver en Allemagne ; glaciale mais chaleureuse. Et tellement humaine.

Véronique

Illustration de la lettre « Ce qu’on apprend à l’étranger »
Illustration créée avec l’IA pour Les Nouvelles Femmes, sous la direction de Véronique Mokski.

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