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Lettre du dimanche · 18/10/2026

En savoir plus sur soi

J’habite toujours dans cette maison de poupées sur les hauteurs de Nice, sous un intense couvert végétal, et juste en face des sommets du Mercantour. Pour y accéder, il faut emprunter des routes de montagne sinueuses dont les abords servent de faubourgs puis de banlieues, colonisés par des immeubles, des villas et des bicoques suspendus dans le vide, inaccessibles sans voiture et très dangereux pour quiconque voudrait s’y rendre à pied.

Ça n’est qu’à quatre ou cinq kilomètres de la promenade des Anglais à vol d’oiseau. C’est aussi à plusieurs heures de marche, ce que personne ne se risquerait à faire : ces zones sont la plupart du temps dépourvues de trottoirs.

Les pentes des corniches sont envahies par la végétation et la faune sauvage y prospère. On sent la vie qui palpite sous les lentisques, les myrtes, les pins d’Alep, les chênes verts et les caroubiers, une flore qui se renouvelle selon que l’on se trouve face au soleil ou dans le creux d’un vallon presque obscur. Renards, blaireaux et hérissons s’y blottissent et les sangliers s’y reproduisent à grande vitesse, hélas. Des dizaines de petits cours d’eau, la plupart du temps recouverts, descendent vers la mer. Il reste aussi des canaux d’irrigation - là où les paysans cultivaient l’olivier ou l’oranger.

Certains quartiers sont érigés en sentinelles, un œil vers la montagne au nord, et l’autre vers la mer, au sud. La vue y est spectaculaire, de jour comme de nuit.

Je ne crois pas avoir visité d’autres endroits aussi puissants et aussi réconfortants sur le plan géographique et historique que Nice. C’est vraiment une ville incroyable dès lors que l’on s’élève un peu - suffisamment pour oublier les touristes. Je connais des étrangers ayant investi en centre-ville qui ne se sont jamais aventurés sur ces pentes ultra-raides, ni sur les nombreux escaliers publics essaimés sur tout le territoire (mais qui ne grimpent malheureusement pas très haut).

Je vous raconte tout cela pour la bonne et simple raison que parfois, il suffit, sous l’effet du hasard très souvent, de regarder son environnement d’un autre point de vue pour réaliser que nous vivons quelque part  et dans un temps donné - et ce mouvement de notre esprit nous offre des perspectives sans limite. Il y a une logique et un sens autour de notre lieu de vie. Nous pouvons le découvrir en explorant, en nous promenant, en comprenant comment tout cela s’est agencé, et pourquoi.

Mais le plus efficace, c’est prendre de la hauteur. Sauter en parachute vers notre maison, admirer le décor depuis un ULM... ou peut-être tout simplement téléguider un petit drône au-dessus de notre rue et de notre quartier, pour voir vraiment.

Déplacer et multiplier nos yeux, en fait.

C’est cela que je vous propose cette semaine, en ouvrant deux nouvelles rubriques sur mon site.

La prochaine concerne les portraits, débutés en 2021. J’ai recommencé à vous interviewer et c’est formidable ! Je vais recontacter toutes celles qui avaient dit « oui » à ma proposition, cette fois c’est sûr, pour vous reproposer des dates. Je sais, j'ai mis beaucoup de temps à avancer sur ce projet : d’abord parce que j’ai intégralement refait mon site, et puis car j’ai beaucoup travaillé sur mon futur proche à moi, qui doit se dérouler hors de France en 2027 (le projet avance, ouf, je vous en dirai plus bientôt).

J’ai aussi mis en ligne « mes offres », qui sont deux : le mentorat et l’autobiographie. L’un cherche à solidifier l’avenir, l’autre cherche à conforter le passé.
Les deux sont des outils très puissants de connaissance de soi et de son espace-temps : ils aident à se sentir plus forte.
Les deux s’appuient sur des échanges approfondis entre vous et moi, et c’est extrêmement gratifiant.

J’aime cette façon dont vous enrichissez Les Nouvelles Femmes, en réfléchissant ardemment, en vous livrant, puis en découvrant l’essence de votre style et de votre message, souvent après coup.

Voilà. J’espère que cela va vous intéresser.
Je vous souhaite un très bon dimanche et une excellente semaine !

Véronique

Illustration de la lettre « En savoir plus sur soi », du 18 octobre 2026.

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